Les fondamentaux : le microbiote face à notre hygiène

Notre microbiote face à notre hygiène

L’hygiène moderne a un impact majeur sur le microbiote comme nous l’explique Marc-André Selosse

Notre microbiote s’est appauvri et individualisé avec l’augmentation des mesures d’hygiène. Tempérer ces effets excessifs de l’hygiène est souhaitable pour le maintien de l’impact favorable du microbiote sur la santé. Cela passe par des mesures de bon sens.

Marc-André Selosse propose ici de réfléchir aux effets de l’hygiène « moderne » sur le microbiote. Effets positifs bien entendu quand on pense lutte contre les pathogènes mais aussi effets délétères engendrés par des pratiques hygiénistes excessives : lavages trop fréquents de notre peau avec des savons bactéricides par exemple.
Ces agressions répétées de notre microbiote peuvent, lorsqu’elles sont appliquées et répétées dès les premiers stades de notre vie, perturber le bon développement de l’organisme (maturation du système immunitaire ou du système nerveux par exemple).
Un des objectifs préventifs actuels serait donc que chacun puisse vivre avec ce que Marc André Selosse appelle « la saleté propre » : un degré de contamination acceptable, bénin, nous permettant de vivre au quotidien, sans agresser le microbiote tout en laissant la capacité à notre organisme de lutter efficacement contre les maladies infectieuses.
Nos pratiques culturelles devraient donc s’attacher à mieux gérer ce microbiote dans nos gestes ordinaires, à tempérer les effets excessifs de pratiques hygiénistes trop agressives. Trois perspectives majeures peuvent ainsi être retenues pour entretenir notre « bien être microbiotique » : l’inoculation de microbes favorables, l’absorption de substances favorisant l’activité du microbiote et, bien entendu, l’éviction des agents sanitaires trop agressifs pour ce microbiote.

©réseau-canopé

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