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Régime cétogène : Ce jour où j’ai décidé d’arrêter de me peser

Nelly et son régime cétogène le jour ou elle arrête de se peser

Un jour que j’entendais une femme se vanter avec bonheur d’avoir arrêté de se peser, je me souviens parfaitement m’être dit illico « Alors là j’en serai bien in-ca-pa-ble ! ».

Comment une ancienne adolescente anorexique puis jeune femme rondouillette comme moi aurait-elle bien pu ne serait-ce qu’envisager abandonner ce rituel si rassurant de la pesée quotidienne au saut du lit ?

 

La réponse est à la fois simple et évidente. Un matin, pas comme un autre sans que je ne le décide vraiment c’était LE bon jour. L’idée avait mûri inconsciemment en moi, et j’étais prête à tenter cette expérience !

En réalité, je crois surtout que j’avais cherché quels bienfaits je retirais de ce geste quotidien sans parvenir à en trouver un seul.

Finalement, quel que soit le chiffre qu’affichait ma balance cela se transformait immanquablement en émotion négative.

 

  • Option 1 : Le chiffre était bon, je me disais « Super, mais continue à bien gérer ».
    Bref, un peu comme lorsque ma mère découvrait mon bulletin scolaire avec de bonnes notes et le commentait d’un « C’est bien, mais ne relâche rien au prochain trimestre ».
    Au final, la pression est telle qu’on ne savoure même pas le bonheur du moment présent en se projetant dans un futur plein de dangers.
  •  
  • Option 2 : Le chiffre était mauvais (selon des critères tout à fait subjectifs) : mon moral était amoché pour les 24 prochaines heures !
    Bravo : « Se peser ou comment mal commencer la journée avant même le premier café ! » … moi qui pourtant ai cette chance, une fois le pied posé par terre, de me réjouir à l’idée qu’une nouvelle journée surement pleine de surprises m’attend !

Bien entendu, n’oublions pas d’y ajouter les fluctuations naturelles de poids que nous, les femmes, pouvons connaitre (ou plutôt « subir » devrai-je dire) au gré de notre cycle hormonal mensuel. Ces variations sur lesquelles nous n’avons aucune prise sont pourtant la source de tant de culpabilité et souffrance pour bon nombre d’entre nous !

 

Les premiers jours sans ma balance, je dois vous l’avouer, m’ont demandé un véritable effort. C’était une lutte intérieure que je livrais chaque matin. Et si je dois être complètement honnête, je me suis surprise plusieurs fois à essayer de deviner combien ma « vieille copine » aurait affiché si j’avais osé y poser le bout d’un orteil.

 

Puis, petit à petit j’ai réalisé que c’était une libération que j’étais en train de m’offrir.
Pourquoi m’infliger tout ce stress, car au final qu’est-ce que ce chiffre changeait à ma vie, à l’Amour que mes proches me portait, à mes qualités professionnelles ou bien encore à tous les rêves que je portais en moi ? RIEN, absolument RIEN !
Ce chiffre était juste un élément toxique qui détournait mon esprit de l’essentiel pour être bien dans ma peau et connectée à moi-même.

 

Sans cette balance, mon attention n’est désormais plus parasitée.
Je peux ressentir, écouter mon corps de manière plus spontanée et bienveillante.
Le cran de la ceinture de mon jean est ainsi devenu mon seul juge de paix.

Car comme Ulrich l’explique et le démontre avec justesse dans la Céto Academy, un poids ne signifie rien. Puisqu’à poids égal, nous pouvons présenter une morphologie complètement différente.
Le vrai sujet qui importe c’est notre composition « masse grasse/ masse maigre ». Et là, ce ne sont pas les kilos, mais les centimètres (tour de hanche, de taille, poitrine …) qui seront les plus parlants.

 

Bref, oublions les chiffres qui nous minent le moral : les kilos tout comme les calories (cette unité de mesure dépassée qui avait été mon guide depuis toujours, mais sans succès pour perdre mes kilos en trop). Quand j’y réfléchis, dire adieu aux calories a été tout aussi difficile psychologiquement jusqu’à ce que je réalise que raisonner simplement en grammes de glucides, protéines, lipides était plus sain et simple pour vivre une vie épanouie. Et pourtant, croyez-moi si un doctorat « calcul de calories » avait existé, je l’aurai obtenu avec une belle mention et bien avant mon bac !

 

Avec le recul, je réalise que tout ce cheminement a initié en moi un véritable cercle vertueux.
Cette libération psychologique a permis de focaliser mes efforts sur un seul objectif essentiel : la répartition des macros et micronutriments de mon assiette.

Désormais ma préoccupation n’est pas d’atteindre un poids parfait, mais une silhouette épanouie et tonique dans laquelle je me sens tout simplement bien, pleine d’énergie.

J’applique donc avec encore plus d’attention les 3 piliers que nous vous rappelons sans cesse :

  • la bonne dose de protéines (pour éviter le phénomène de catabolisme et préserver ainsi ma masse musculaire)
  • des glucides au plus bas (pour maintenir ma cétose)
  • un apport adéquat en lipides (pour l’énergie dont a besoin mon corps “fat adapté” après ces années en LCHF )

Certaines mauvaises langues diront peut-être qu’il est facile pour moi d’abandonner ma balance puisque je ne suis plus dans une démarche de perte de poids. Alors à ceux-là je répondrai simplement :


« Certes, ma démarche est plus simple, mais je conseille vivement même à ceux et celles qui visent une perte de poids, d’espacer au maximum les jours de pesée. Pourquoi ? Pour simplement ne pas s’infliger cet autoflicage, se démoraliser inutilement, et pouvoir ainsi se laisser le temps de voir des résultats significatifs encourageants valorisant vos efforts».


Et n’oubliez pas que la bienveillance, ça commence par soi  😉 Oui, j’ai décidé d’arrêter de me peser et comme mon passage à l’alimentation LCHF il y a quelques années, c’est une vraie source de sérénité et de bien être supplémentaire. Finalement, je n’ai qu’un seul regret: ne pas avoir dit Adieu à ma balance bien plus tôt !

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18 réponses sur « Régime cétogène : Ce jour où j’ai décidé d’arrêter de me peser »

Merci Nelly pour cette article , pour le moment je ne m’en d’en s pas encore capable , même si comme tu le dis si bien une variation de poids et hop le moral en berne, mais jusqu’a aujourd’hui cela m’a permis de ne pas avoir les trois chiffres et de voir si oui ou non je fais bien les choses , cette semaine entre une montée de ma glycémie et de la balance + 2,3 kilos et là c’est vraiment déprimant car je me demande juste pourquoi ,ai je un autre souci ?? J’espère arriver un jour à me dire hop pop pop la balance je m’en balance ,j’y travaillerai sois en sûr ?

Merci pour cet article @nellygenisson
Perso, j’ai beaucoup de mal à me peser. Alors je le fais de temps en temps à la maison, mais le plus souvent c’est chez mon médecin traitant, soit tous les trimestres. ce qui finalement n’est pas si mal que ça. Surtout que sa balance est plus sympas que la mienne 🙂
Comme toi, mes pantalons restent la meilleure façon de savoir si j’ai grossi ou minci (évidement, éviter le pantalon One Size 🙂 )

bon dimanche

Ça y est aujourd’hui, je peux le dire, j’en suis enfin libérée… pendant des années j’avais des sueurs Froides et un tel sentiment de honte et d’échec quand je me pesais… ensuite avec le lchf, un sentiment d’euphorie avec le chiffre qui baissait… jusqu’à ce que j’en me pèse tous les jours et que pour 100, 200 g de plus d’un jour sur l’autre ça foutait ma journée en l’air ! Deux mois aujourd’hui sans que je me sois pesée , je rentre dans une robe trop petite il y a encore trois mois et peut-être m’importe le chiffre de la balance… je m’en balance ! Je ferai un contrôle de temps en temps…merci Nelly pour cet article qu’il ma été tellement utile, voire même salutaire! ( j’emmenais quand même ma balance en vacances…?)

Tu n’imagines pas comme ton message me réjouit @berenicebeve. Même si tu es la seule que cet article personnel ait pu aider, son but est atteint. Je ne sais que trop ce que c’est que d’être accrochée à un chiffre si destructeur… Au final, il n’est que source d’émotions négatives. S’en libérer c’est se reconnecter à son corps je trouve. Vivement tes prochaines vacances sans la balance dans la valise ☀️?

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