Le régime cétogène : ce grand oublié de la médecine 

Ces dernières années ont constitué, pour ceux qui ont su en saisir l’opportunité, un moment propice à la remise en question de nos connaissances et de nos convictions dans de nombreux domaines liés à la santé et plus largement de la science. Qu’il s’agisse des mécanismes de « l’immunité », de la sécurité des médicaments ou de la fiabilité de certaines « autorités », nombre de certitudes auparavant solidement établies furent ébranlées.

Par le biais de cet article consacré à l’approche cétogène, je vous propose d’entrouvrir la voie à une remise en question de certaines « croyances » associées au prétendu « régime alimentaire occidental équilibré », et peut-être, d’engager ultérieurement une révision plus approfondie de quelques dogmes nutritionnels.

Cet article a été publié d’abord le 18 janvier 2026 sur le site de l’aimsib.fr 

👉 La rédaction de cet article est 100% humaine, sans usage d’intelligences artificielles pour les textes et images.

Contexte historique

Pour être le plus synthétique possible sur un sujet aussi large, nous remonterons l’histoire de l’humanité à seulement 2,5 millions d’années. Durant toute cette époque jusqu’au Néolithique il y a 12 000 ans, nous sommes des chasseurs-cueilleurs et nous sommes surtout des carnivores. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je vous invite à suivre les cours[1] de 2018 de Jean-Jacques Hublin, professeur de paléoanthropologie au Collège de France, sur l’importance de la chasse, de la consommation de viande et des produits de la mer dans notre histoire. De fait, durant toute cette époque, notre survie et notre évolution trouvent leur énergie d’abord dans les lipides d’origine animale et non dans les rarissimes glucides dans une nature non domestiquée. Ce point est très important, puisqu’il résume notre « design » initial parfaitement adapté à la rareté des glucides dans un monde préagricole. En résumé, l’être humain est parfaitement adapté à la rareté des glucides dans un environnement naturel vierge, avec comme source principale d’énergie les lipides et comme état métabolique normal « la cétose », que nous allons développer dans cet article.

Le régime alimentaire occidental vs l’approche cétogène


En Occident, l’alimentation des populations est majoritairement constituée de glucides pour environ 55 %, puis de lipides pour 30 % et enfin de protéines pour environ 15 %. L’apport énergétique principal se trouvant dans toutes les formes de glucides avec au premier rang les céréales (farines, pâtes, pain, riz), les pommes de terre, et toutes les formes de sucre.

À l’opposé, en régime cétogène, la quantité de glucides est réduite dans une fourchette de 0 à 5 %, parfois un peu plus chez le sportif. L’apport d’énergie se faisant d’abord grâce aux lipides qui viennent remplacer les glucides. Point essentiel dans le cadre d’une alimentation cétogène, la première source d’énergie se trouve dans les lipides. Toutes les graisses animales, les viandes grasses, les produits laitiers, les oléagineux, l’avocat reviennent en force. À l’opposé, on sélectionne ses végétaux pour retenir uniquement ceux qui contiennent peu de glucides, c’est-à-dire un retour en force de légumes souvent oubliés comme le navet, le poireau, les choux, le radis… L’apport de protéines est « normal » autour de 15-20 % mais peut être modulé selon l’objectif. Le régime cétogène offre aux muscles et en particulier au muscle cardiaque son carburant préféré[2] [3] [4] [5] : le gras ! Dans ce contexte, les stocks de glycogène sont préservés au maximum et le cerveau voit pour sa part l’occasion de « carburer » au bêta-hydroxybutyrate (BHB), le supercarburant qui remplace le glucose.

Rappel de la cétogenèse : dans un contexte alimentaire pauvre en glucides ou durant une phase de jeûne, la glycémie se stabilise à la baisse et la production d’insuline est considérablement réduite. Le foie synthétise alors trois molécules à partir des acides gras, qui sont l’acétoacétate, le bêta-hydroxybutyrate et l’acétone. C’est ce bêta-hydroxybutyrate (molécule hydrophile) qui vient remplacer le glucose ─ notamment pour notre cerveau jusqu’à environ 80 % de ses besoins énergétiques.

L’alimentation cétogène offre au corps humain un contexte métabolique très différent d’un contexte riche en glucides, tout change et nous incite à revoir ce que nous considérons comme « normal ». Une « normalité » qui existe seulement quand l’immense majorité fait la même erreur au même moment, produisant une société touchée par tous les maux, simultanément : une hypercroissance des maladies métaboliques. En alimentation cétogène, notre cerveau fonctionne aux corps cétoniques et nos muscles aux acides gras et nous devenons très économes de notre glycogène. C’est littéralement un changement de carburant qui exige de nous que nous revoyions de fond en comble ce que nous considérons comme « la norme ».

L’histoire du régime cétogène

Il est d’usage de commencer l’histoire scientifique et médicale du régime alimentaire cétogène avec le Dr Russel Wilder en 1921 (puis Peterman en 1924[6]) et ses travaux sur l’épilepsie à la Mayo Clinic[7]. Bien entendu, une littérature encore plus ancienne existe sur l’état de cétose induite par le jeûne. Cependant, Wilder a été le premier à largement documenter des bienfaits avec un régime alimentaire durable, contre une pathologie précise : l’épilepsie. À titre personnel, je préfère utiliser la première étude[8] sur l’approche cétogène pour inverser le diabète de type 2 publiée en 1920. Oui, vous avez bien lu ! En 2026, avec plus de 4 millions de diabétiques de type 2 rien qu’en France, nous avons la première brique scientifique pour l’inverser juste avec une intervention nutritionnelle depuis 1920 ! Le problème avec les bienfaits du jeûne déjà connus à cette époque est qu’il faut bien se réalimenter à un moment ; et les améliorations observées avec l’absence de nourriture disparaissent lors de la réalimentation. L’idée initiale derrière l’approche cétogène était donc de mimer les effets du jeûne, pour un effet soutenable et durable.

Dans les années 1940, les découvreurs des bienfaits de l’approche cétogène en milieu clinique arrivent à l’âge de la retraite, ils n’ont pas transmis à d’autres équipes leurs connaissances et avec l’arrivée sur le marché de plusieurs molécules contre l’épilepsie, l’approche cétogène tombe dans l’oubli.

Les décennies suivantes, plusieurs auteurs vont publier quelques livres, aux USA surtout, mais également de véritables pionniers ailleurs dans le monde comme Richard Mackarness en Australie en 1958 ou encore Jan Kwaśniewski en Pologne en 1997. Aux États-Unis, c’est Robert Atkins en 1972 qui portera à la connaissance du grand public cette approche pauvre en glucides pour perdre du poids. D’ailleurs, 26 ans après la mort du Dr Atkins, on peut toujours lire dans la littérature scientifique l’utilisation d’une forme de régime cétogène sous la dénomination de « régime Atkins modifié ». Du côté de l’épilepsie, il faudra attendre le milieu des années 1990 et la fondation Charlie[9] pour que de nouveau, grâce à une nouvelle génération de chercheurs, soient entrepris des travaux sur l’épilepsie et l’approche cétogène. N’oublions pas le Dr Bernstein qui en 1997 publiera « Dr. Bernstein’s Diabetes Solution » comme référence encore à ce jour pour l’approche cétogène dans le cadre d’un diabète de type 1.  Enfin, depuis 2010, c’est un véritable raz de marée cétogène qui a commencé dans la zone anglophone, avec des milliers de livres, de conférences, de produits cétogènes pour tous les objectifs. À titre personnel, mon épouse Nelly et moi, nous sommes en cétose nutritionnelle ininterrompue depuis 2013. Notre premier livre « Le grand livre de l’alimentation cétogène[10] » publié en 2017 et le second « Bonjour Keto[11] » publié en 2022 font office de références en zone francophone. Je vous invite à lire les milliers d’évaluations pour ces 2 livres sur toutes les plateformes de vente, pour constater comment des personnes sans connaissances médicales retrouvent une parfaite santé grâce à un simple arbitrage alimentaire cétogène.

Définition et arbitrages cétogènes pour différents objectifs

Le régime cétogène est un régime alimentaire permettant de mesurer en tout temps la présence de corps cétoniques dans le sang. Ces points sont importants. « Régime alimentaire » venant en opposition au jeûne, induisant lui aussi un état de cétose. « En tout temps », indiquant qu’il n’y a aucune suppression de la cétose au moment des repas, ce qui arrive avec d’autres approches alimentaires. Au risque de vous choquer si vous n’êtes pas informé sur le sujet, ne pas être en cétose n’est pas un contexte métabolique optimal. De façon concrète, un régime alimentaire occidental riche en glucides élève la glycémie et élève la production d’insuline. Cette perturbation de l’homéostasie de la glycémie étant suppresseur de la production de corps cétoniques et donc de la cétose. Dit autrement, notre régime occidental supprime la cétose.

Je vous donne un petit exemple des travaux qui permettent de faire un virage à 180° sur la perception de la cétose aujourd’hui, avec les publications d’une jeune scientifique que j’apprécie particulièrement pour sa capacité à bousculer les vieux dogmes périmés. Isabella Cooper[12] a publié une série de papiers « Ketosis Suppression and Ageing », dont le dernier volet[13] se focalise sur les biomarqueurs du foie.

Je cite une partie de ses conclusions : « La cétose nutritionnelle et thérapeutique prolongée a permis de maintenir des taux d’enzymes hépatiques plus bas et plus sains, avec des paramètres de fonction hépatique clairement normaux. À l’inverse, la suppression de la cétose a entraîné une élévation significative des taux d’ALT et de GGT, ainsi qu’une augmentation du rapport ALT/AST. »

Ses travaux sont remarquables et dignes d’un grand intérêt. En effet, elle est partie avec une idée nouvelle de recherche et une nouvelle question : « Que se passe-t-il quand on supprime la cétose ? » en partant du principe que la cétose est « normale ». Les réponses sont surprenantes pour toute personne ignorante de l’approche cétogène, je vous invite à vous y intéresser car ce sera l’occasion de bousculer beaucoup de croyances.

Avec l’objectif de vous faire découvrir l’approche cétogène, je me dois de ne pas être trop long. Si ces sujets vous intéressent et que vous exprimez le souhait que j’aborde davantage dans le détail chaque aspect du régime cétogène, je le ferai avec plaisir. Mais je me dois, à ce niveau de lecture, dans cet article qui se veut seulement une introduction, de rappeler un point essentiel : il n’existe pas « un seul régime cétogène », mais une « multitude d’arbitrages » conditionnés par l’objectif recherché. Je m’accorde ici un peu de place pour expliquer ce point très important qui malheureusement reste trop souvent négligé et inflige une mauvaise image de l’approche cétogène.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’approche cétogène a été théorisée dans les années 1920 contre l’épilepsie, notamment grâce au Dr Peterman qui propose les « ratios cétogènes » de 1 :1 à 4 :1, c’est-à-dire une répartition de macronutriments avec d’un côté les lipides et de l’autre l’addition des glucides et des protéines. Cette base est toujours scientifiquement utilisée, en particulier pour les approches thérapeutiques. Je dois partager avec vous que je trouve les « ratios cétogènes » totalement dépassés et contre-productifs même s’ils sont à ce jour toujours la norme dans la recherche scientifique. Pour commencer, ils placent les protéines au même niveau que les glucides pour leur capacité à induire une réaction sur l’insuline, ce qui est faux et déjà démontré ; mais en plus imposent une sorte de carcan au nutritionniste qui doit formuler un régime cétogène souvent carencé en micronutriments et surtout insoutenable en termes de palatabilité. Je vous invite à formuler une journée d’alimentation cétogène avec 90 % de lipides pour que vous vous en rendiez compte.  C’est là que la science a commencé à tester une approche plus soutenable, en particulier pour l’épilepsie chez l’enfant avec ce qui a été baptisé « régime Atkins modifié[14] » et les résultats sont là depuis des décennies. On peut donc, même en cas d’épilepsie, utiliser un ratio cétogène plus bas (avec moins de lipides) tout en maintenant les effets bénéfiques recherchés (absence de crises).

Figure 2 : : Recette cétogène et photo par Nelly Génisson

Je vous donne ces exemples, en guise d’illustration d’un principe simple : on peut moduler son régime cétogène selon l’objectif recherché. En termes simples, une personne en quête d’une perte de poids et l’inversion d’un syndrome métabolique n’a pas à rechercher une cétose aussi profonde (niveaux élevés de bêta-hydroxybutyrate dans le sang) qu’une personne luttant contre de l’épilepsie ou après un traumatisme crânien par exemple. C’est donc l’objectif recherché qui guidera le thérapeute sur la bonne formulation du régime cétogène. Il est urgent de se sortir de l’esprit qu’un régime cétogène c’est manger des aliments qui baignent dans l’huile, car c’est totalement faux. Un régime cétogène bien formulé est d’abord formulé pour atteindre un objectif. C’est donc le régime cétogène qui s’adapte à l’objectif de l’individu et non l’inverse.

Ainsi, nous avons à notre disposition une diversité d’approches cétogènes. Nous avons d’un côté une approche omnivore avec la consommation de végétaux et de l’autre une approche carnivore qui les exclut. L’approche carnivore étant l’approche cétogène originelle de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, mais également de façon contemporaine une excellente approche ayant fait ses preuves, notamment autour de toutes les pathologies qui touchent de près ou de loin l’intestin. Je vous invite à consulter les travaux[15] et résultats des docteurs Csaba Tóth & Zsófia Clemens en Hongrie, qui en sont les pionniers européens.

L’approche cétogène omnivore permet pour sa part une mise en place simple et rapide. C’est une alimentation qui sera constituée de viandes, de produits de la mer, de produits laitiers pour ceux qui en consomment, d’œufs et de végétaux pauvres en glucides. Nous avons à notre disposition quantité de végétaux qui peuvent faire office d’accompagnements dans notre quotidien et même de quelques fruits pauvres en sucre. Concrètement, c’est beaucoup plus simple que l’on peut l’imaginer, une fois que l’on a compris qu’il fallait supprimer le pain, les pâtes, le riz et les pommes de terre puis par quoi les remplacer.

Ensuite, nous devons nous préoccuper de la modulation des macronutriments. Certaines personnes devant rechercher un apport très important de lipides et d’autres personnes en requérant beaucoup moins. L’on traite de cette façon à la fois l’anorexie mentale et l’obésité avec un régime cétogène bien formulé pour chacune de ces pathologies, en apparence pourtant diamétralement en opposition.

Pour finir, nous avons quantité de pratiques différentes du régime cétogène. Nous avons fondé EatFat2BeFit en 2015 et depuis toutes ces années, nous avons pu former des personnes au régime cétogène sur tous les continents. De fait, une personne située en Gascogne en France qui utilisera du saindoux et du canard dans son alimentation aura différentes habitudes qu’un Polynésien qui utilisera de la coco et du poisson ou encore un expatrié en Argentine qui utilisera le bœuf comme base alimentaire. Ainsi, certaines personnes utilisent beaucoup de graisses saturées alors que d’autres utilisent plutôt l’huile d’olive dans une approche plus « méditerranéenne ». Encore une fois, le régime cétogène s’articule parfaitement selon les objectifs, ses traditions culinaires et les aliments disponibles localement.

Figure 3 : Assiette cétogène et photo par Nelly Génisson

Usages médicaux de l’approche alimentaire cétogène

Faisons maintenant une petite revue non exhaustive des multiples applications de l’approche cétogène. Une fois de plus, l’objet de cet article étant seulement de faire découvrir l’outil simple et efficace qu’est l’approche cétogène, je ne peux entrer dans le détail. J’espère que votre intérêt permettra justement d’avoir l’opportunité d’explorer en détail, tout ce que nous procure la cétose nutritionnelle.

Obésité / surpoids : ce n’est pas un mystère. L’obésité, le surpoids et ses conséquences sont devenus à mes yeux le sujet de santé publique numéro 1 dans le monde avec plus d’un milliard d’individus en surpoids ou obèses d’ici 2030. Les recherches et les témoignages de succès sont déjà à votre disposition depuis des décennies. Le régime cétogène pour la perte de poids est fiable, facile, durable et peu couteux. Depuis 2021, il est recommandé par les autorités européennes via l’EASO[16] pour traiter l’obésité et ses comorbidités. Je cite leur publication[17] de 2021 : « Sur les 645 articles recensés, 15 études répondaient aux critères d’inclusion et ont été analysées, révélant quatre principaux résultats. Premièrement, le régime cétogène très faible en glucides a démontré une perte de poids significative à court, moyen et long terme, ainsi qu’une amélioration de la composition corporelle et des profils glycémique et lipidique. Deuxièmement, comparé à d’autres interventions de perte de poids de même durée, le régime cétogène a montré un effet majeur sur la réduction du poids corporel, de la masse grasse, du tour de taille, du cholestérol total et des triglycérides, ainsi que sur l’amélioration de la résistance à l’insuline. Troisièmement, bien que le régime cétogène ait également entraîné une réduction significative de la glycémie, de l’HbA1c et du cholestérol LDL, ces changements étaient similaires à ceux obtenus avec d’autres interventions de perte de poids. Enfin, le régime cétogène peut être considéré comme une approche nutritionnelle sûre sous la supervision d’un professionnel de santé, car les effets secondaires les plus fréquents sont généralement bénins et faciles à gérer, et la guérison est souvent spontanée. »

Cette publication remonte déjà à 2021, et malheureusement n’a toujours pas été transposée dans la pratique des diététiciens en France par une généralisation de l’outil cétogène pour traiter l’obésité et la perte de poids.

Nous sommes en 2026, la chirurgie de l’obésité en France est pratiquée sur 60 000 personnes par an, avec un échec et une reprise de poids chez la majorité[18] [19] des patients ayant subi cette chirurgie dangereuse et invalidante. Le témoignage de Christelle Senet,[20] ayant subi une chirurgie bariatrique, est éclairant sur cet échec. À l’opposé, nous avons des pertes de poids spectaculaires en régime cétogène, avec pour illustration Guillaume[21] ayant perdu 70 kg en 18 mois d’alimentation cétogène (non ce n’est pas une publicité printanière pour un journal féminin, « trop beau pour être vrai »). À l’ère de la systématisation des agonistes du GLP-1 et des victimes qui s’empilent (déjà 82 morts officiellement reconnus rien qu’au Royaume-Uni[22]), il est temps d’enfin considérer une simple approche alimentaire cétogène ayant largement fait ses preuves depuis très longtemps.

Anorexie et TCA : aussi curieux que cela puisse sembler, l’approche cétogène traite aussi bien l’obésité que l’anorexie mentale et toutes les variantes de trouble du comportement alimentaire. Alors en guise d’illustration emblématique, je prends l’exemple de Valerie Anne Smith,[23] très active sur le réseau social anciennement nommé Twitter et dont le cas a fait l’objet d’une publication[24] dans une revue à comité. On parle d’une personne anorexique de ses 20 ans à ses 45 ans ! 25 ans d’errance médicale et d’échec pour finalement être ─ sauvée ─ je la cite, par une alimentation cétogène carnivore. Ce genre de littérature et de succès sont déjà publiés aussi bien pour l’anorexie[25] que pour l’hyperphagie[26] ou la boulimie[27] par exemple.

Diabète de type 2 : avec le sujet du diabète de type 2, nous touchons là un immense scandale sanitaire ainsi qu’un mégajackpot financier : 420 milliards de dollars, c’est le « marché » du diabète aux USA en 2025. Voici le précieux marché américain du malade des glucides en quelques chiffres : 35 millions d’insuffisances rénales pour DaVita[28] le leader de la dialyse, 140 millions de malades avec un diabète ou un prédiabète qui seront les clients à vie de l’industrie pharmaceutique pour les pilules et injections et enfin 150 000 amputations par an pour les chirurgiens. Le business du diabète est gros et en croissance. Par chance, les États-Unis, pays de contraste par excellence, sont aussi le pays de la solution avec la société Virta Health[29] fondée par Sami Inkinen, Stephen Phinney et Jeff Volek en 2014 avec comme feuille de route : « inverser 100 millions de cas de diabète aux États-Unis ». Sami et sa « dream team » scientifique sont véritablement des pionniers de l’approche cétogène contre le diabète. Leur entreprise basée à Denver au Colorado fonctionne, et l’approche cétogène contre le diabète de type 2 est désormais une réalité pour les Américains. Il n’est pas inutile de le rappeler encore une fois : la première étude scientifique démontrant l’efficacité de l’approche cétogène pour inverser un diabète de type 2 remonte à  1920. Je pose de nouveau cette question : qu’attendons-nous pour généraliser une intervention alimentaire si simple, efficace et peu couteuse ? Parce qu’en face, c’est un tsunami qui nous attend, avec un nombre de personnes atteintes de diabète passé de 200 millions en 1990 à 830 millions en 2022 et 1 milliard probablement en 2030. Ce sont déjà 4 millions de personnes concernées rien qu’en France. J’ai coutume de dire que le diabète de type 2 est la maladie la plus bête du monde, puisqu’elle existe uniquement chez les personnes qui mangent trop de glucides ! Retirez les glucides, passez en cétogène et la maladie s’inverse, disparait tout en épargnant le malade des conséquences funestes du chemin des 3P pour reprendre l’expression du Dr Geyer[30] : « Pilules, Piqures puis Pourriture ». C’est-à-dire d’abord des pilules pour faire descendre la glycémie, puis l’injection d’insuline et enfin les amputations et la cécité, en résumé la pourriture des tissus.  

Diabète de type 1 : ce type de diabète est particulier, car il est à classer d’abord comme une maladie auto-immune. Je ne traiterai pas aujourd’hui de son inversion, mais de sa gestion. Et bien entendu, je rendrai hommage au Dr Richard Bernstein, auteur de l’ouvrage « Dr Bernstein’s Diabetes Solution », lui-même touché d’un diabète de type 1 en 1946 et pionnier de l’approche cétogène pour « lisser et stabiliser » sa glycémie. Il nous a quittés en 2025 à l’âge de 90 ans et a partagé avec l’énergie d’un jeune homme jusqu’au bout ses connaissances sur l’alimentation cétogène pour le DT1. Oui, l’approche cétogène devrait être l’intervention nutritionnelle standard chez le diabétique de type 1, avec à la clé : une stabilité de la glycémie, un risque d’hypoglycémie réduit, des hyperglycémies supprimées, des besoins en insuline considérablement réduits. Les témoignages sont multiples de pratiquants du régime cétogène pour gérer leur glycémie avec un diabète de type 1, par exemple celui de Frédéric Mottier,[31] représentatif d’un groupe de personnes qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus en explorant la science pour une qualité de vie meilleure. Un peu d’espoir en France, avec l’intérêt récent de l’AP-HP et son essai KetoDiab[32] toujours en cours, qui, je l’espère, offrira plus de considération sur l’approche cétogène pour le diabète de type 1.

Cancer : c’est par le glioblastome (cancer du cerveau de grade IV) de ma mère décédée en 2010, que j’ai compris l’effet Warburg et le rôle des glucides comme carburant du cancer. Malheureusement, je n’ai eu accès à ces informations que trop tard pour elle. Ces 18 mois de combat à ses côtés ont été et sont toujours la source de mon énergie pour qu’enfin soit connu et reconnu le régime cétogène contre le cancer. Je ne vous cacherai donc pas mon amertume, quand je sais aujourd’hui autant grâce à la littérature scientifique, mais aussi grâce à tous les survivants du glioblastome grâce à l’approche cétogène, qu’aucune des 3 500 personnes touchées par ce terrible cancer chaque année en France, ne se voit proposer rien d’autre que des soins palliatifs couteux et aucune stratégie de rémission. Oui, en 2026, les survivants du glioblastome grâce au régime cétogène, le sont de leur propre chef, en faisant exactement le contraire de ce que les soignants proposent. Ce qui justifie la proposition[33] audacieuse de Thomas Seyfried en 2019 : « Question provocante : La thérapie métabolique cétogène devrait-elle devenir le traitement standard du glioblastome ? ». En illustration de cette proposition (pas si audacieuse que ça pour ma part), voici les résultats d’une petite étude[34] sur le régime cétogène contre le glioblastome : 66 % de survivants dans le groupe cétogène contre 8 % dans le groupe non cétogène à 3 ans. Ceci devrait au moins susciter l’intérêt de la part du médecin ou du scientifique. En France, une pionnière sur l’approche cétogène contre le cancer reste malheureusement dans l’ombre : le Dr Eléonore Djikeussi qui publiait déjà en 2015 « Cancer : le glucose en question[35] » puis en 2022 « Cancer : maladie génétique ou crise énergétique cellulaire[36] » qui n’a pas reçu assez d’attention à mon gout. Le Dr Djikeussi est une oncologue reconnue, pionnière en France, qui ne reçoit aucun écho sur son approche métabolique et ses réussites avec ses patients. Que devons-nous faire pour changer cela ? Que devons-nous faire pour que des nutritionnistes en cancérologie arrêtent de dire aux patients atteints d’un cancer et en recherche d’information pour une guérison « mangez ce que vous voulez[37] » ? Non, « le régime mangez ce que vous voulez » n’est appuyé par aucune littérature scientifique. Oui, je connais bien le glioblastome, celui qui a tué ma mère Liliane Génisson à l’âge de 56 ans. Je m’autorise donc à être vraiment exaspéré quand je vois comment sont traités ces malades aujourd’hui alors qu’un autre chemin est possible, qu’il a déjà été parcouru avec succès par de nombreuses personnes[38] et qu’il est scientifiquement documenté. Je vais me répéter : qu’attendons-nous ? Je vous invite pour l’illustration à visionner la conférence du neurologue, le Dr Matthew Philips (Waikato Hospital à Hamilton en Nouvelle-Zélande) sur l’approche cétogène dans son essai[39] chez le malade touché d’un glioblastome. Je suis en mesure aujourd’hui, de démultiplier ce genre d’exemple, par centaines, pour tous les cancers… Je vais donc reposer une dernière fois la question, car il y a urgence et nous perdons du temps : qu’attendons-nous pour utiliser l’approche cétogène contre le cancer, tout du moins la proposer aux volontaires ?

Hypertension : manifestation courante du syndrome métabolique, l’hypertension touche en France 17 millions d’adultes et 1 nouveau million de clients est offert à l’industrie pharmaceutique chaque année pour un résultat très médiocre puisque à peine la moitié des patients traités obtient une tension acceptable. C’en est presque risible quand on sait que l’on retrouve en seulement quelques mois une tension optimale grâce à un régime cétogène bien formulé[40]. En illustration, je vous invite à consulter le témoignage de Sam Sozio[41], traité par antihypertenseurs et qui les a abandonnés tout en retrouvant une parfaite tension simplement avec une alimentation cétogène.

Maladies auto-immunes, psoriasis, sclérose en plaques, Crohn : les maladies auto-immunes sont souvent perçues comme complexes, invalidantes, nécessitant un traitement lourd d’immunosuppresseurs souvent à vie. Alors que dans mon monde à moi (c’est-à-dire la réalité des personnes qui suivent une alimentation cétogène), elles sont simples et surtout faciles à inverser avec encore et toujours une intervention nutritionnelle bien formulée au centre. Comment expliquer que nous ignorions qu’une sclérose en plaques puisse s’inverser, comme Christelle Venzin-Noirjean[42] a pu en témoigner en 2018 ? Christelle a simplement suivi le protocole du livre du Dr Terry Wahls, elle-même pionnière du régime cétogène contre la sclérose en plaques. Malheureusement, on ne semble pas trop s’intéresser à une personne remise sur pied après un passage en fauteuil roulant, avec un simple régime alimentaire, même si elle est médecin. Comment se fait-il qu’une maladie aussi simple que la maladie de Crohn, que l’on peut inverser en quelques semaines grâce à un régime alimentaire cétogène / céto-carnivore[43], y compris chez des personnes traitées par immunosuppresseurs depuis des années comme en témoigne Pierre Hourdin[44], ne reçoive pas plus d’attention ? Comment se fait-il que des psoriasis disparaissent en quelques mois avec une intervention cétogène[45], souvent après l’échec des traitements depuis des années ? Le rééquilibrage Th1/Th2/Th17/Treg est central dans une pathologie auto-immune et le régime cétogène en est justement le levier. Pourquoi se priver volontairement d’un outil si simple et si efficace ?

Épilepsie : je ne m’étendrai pas sur l’usage du régime cétogène contre l’épilepsie puisque nous avons, comme je l’ai déjà abordé, plus d’un siècle d’usage et de recul. En France, c’est le Pr Stéphane Auvin[46] qui en est le pionnier et l’artisan. Aux États-Unis, c’est le Dr Eric Kossoff qui fait office de référence, notamment à travers son ouvrage « Ketogenic Diet Therapies for Epilepsy and other conditions ». Plusieurs arbitrages cétogènes existent pour différentes formes d’épilepsie.

Maladie neurodégénérative : la maladie d’Alzheimer concerne désormais 1 million de personnes en France. Il me serait facile de l’aborder en détail et surtout de ce que peut faire l’approche cétogène à la fois pour son aspect préventif (surtout pour les populations à risque, porteuses de l’homozygotie pour le gène ApoE4) mais aussi pour son aspect curatif (inversion). Nous avons déjà beaucoup de témoignages et je vous invite à lire ou relire par exemple les ouvrages du Dr Mary Newport ayant accompagné son époux Steve, touché d’une forme précoce d’Alzheimer, ou les travaux du Dr Dale Bredesen et son protocole ReCode. Au moment de l’écriture de cet article, vous avez 280 publications scientifiques[47] traitant du régime cétogène pour la maladie d’Alzheimer. La place me manque pour aborder tout ça en profondeur et dans le détail. Alors je partage avec vous deux exemples qui me semblent emblématiques du potentiel de l’approche cétogène. Tout d’abord, en Arizona aux USA, existent des établissements qui accueillent des personnes âgées touchées de démence, qui renvoient ces personnes chez elles quand elles ne sont plus démentes au bout de quelques mois. Oui, cela parait incroyable, mais c’est déjà la réalité. « A paradise for parents[48] » traite la démence grâce au régime cétogène. Hal Cramer, le fondateur et propriétaire de ces 5 établissements en Arizona, n’a rien inventé, mais il a simplement suivi la science. Désormais il renvoie chez eux des patients touchés de démence et condamnés initialement à terminer leur vie dans ses établissements. Ils sont libérés de leur démence ! Quelle est sa recette ? Du régime cétogène, des caissons hyperbares (HBOT), de la lumière, du sauna… Bref, du bon sens à la portée de tous ! Ensuite, plus près de nous en France, je souhaiterais partager les travaux du Pr Matthieu Lilamand qui nous a offert son interview[49] sur son essai CETOMA[50] visant à évaluer le régime cétogène pour Alzheimer. Des travaux à suivre et à encourager sans réserve tellement ils sont importants pour bousculer les dogmes ces prochaines années.

Arthrose : comme pilote de motocross depuis 1983, j’ai eu l’occasion d’expérimenter moi-même les bienfaits de la cétose nutritionnelle après 14 fractures, en particulier sur mon poignet gauche polytraumatisé avec finalement un « poignet SLAC[51] » depuis 1997 et de multiples opérations effectuées par le Pr Christophe Mathoulin. J’ai eu 2 expériences sur ce poignet, avec un avant le régime cétogène de 1997 à 2013 et un après ! La première partie durant 16 ans n’est qu’une douleur permanente et grandissante. La seconde phase depuis 2014 est la disparition totale de la douleur et la reprise d’activités sportives que je pensais tout simplement impossibles comme me l’avait prédit le Pr Mathoulin. L’évolution d’un poignet SLAC est normalement dans mon cas une arthrodèse des 4 os médiaux du carpe quand la douleur devient insupportable. Ce qui n’est pas arrivé et qui a même été inversé grâce au régime cétogène. Aucun secret, le mécanisme est documenté, la cétose nutritionnelle cible l’inflammasome NLRP3[52]. Par exemple Marie-Laure[53] inverse de cette façon son arthrose des genoux (grade 3 et 4) en 18 mois de régime cétogène. L’intervention nutritionnelle cétogène contre l’arthrose, ça fonctionne. Pendant combien de temps encore les malades n’en seront pas informés ?

Psychiatrie, dépression, syndrome bipolaire : les bienfaits de la cétose contre certaines pathologies psychiatriques remontent à l’URSS post Seconde Guerre mondiale. Les Soviétiques ayant eu des résultats remarquables[54], par la cétose induite par l’absence de nourriture, c’est-à-dire le jeûne. Il a fallu attendre l’effondrement du bloc soviétique et l’intérêt de l’Occident pour que le régime cétogène soit envisagé pour une longue liste de pathologies psychiatriques : syndrome bipolaire[55], dépression[56], TDAH[57], schizophrénie[58], autisme[59] etc. Par chance, en France nous avons un pionnier en la personne du Dr Albert Danan, psychiatre à Toulouse et coauteur d’une publication[60] importante en 2022 sur l’approche cétogène et les maladies mentales. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à découvrir le Dr Danan avec son témoignage[61] et la présentation de son travail sur l’approche métabolique en psychiatrie.

SARS-CoV-2 / COVID-19 et protéine spike : comme nous tous, j’ai été, dirons-nous, surpris par la folie mondiale dans laquelle nous sommes entrés au début de l’année 2020. Je me focaliserai aujourd’hui seulement sur l’approche cétogène, car une fois de plus l’inexistence de l’intérêt français pour cette approche simple et peu couteuse qu’est l’alimentation cétogène, contraste par exemple avec l’Italie où elle a été immédiatement envisagée, étudiée et mis en place comme intervention dès 2020-21[62] [63] [64]. Enfin, j’ai eu une conversation très intéressante en 2021 avec Alaa Shaheen qui a publié[65] une hypothèse extrêmement utile et intéressante qui n’a malheureusement retenu aucune attention : « Est-ce que l’acétoacétate (corps cétonique) pourrait également rompre la protéine Spike virale par une réaction de type base de Schiff avec les lysines de cette protéine ? » J’ai travaillé sur cette hypothèse, j’ai alerté sans succès malheureusement durant les années 2021-22 sur l’importance de cette hypothèse. Il est pourtant probable que ces travaux auraient pu fournir une partie de la réponse à pourquoi ni moi, ni Nelly mon épouse, ni des centaines de personnes que nous connaissons dans la communauté cétogène d’EatFa2BeFit, qui vivent un mode de vie cétogène, n’ont pas été touchés par la moindre infection…

Difficile de devoir s’arrêter tellement la liste est longue. Si vous prenez un peu de temps pour éplucher un siècle de littérature scientifique publiée, vous trouverez quantité d’articles sur l’approche cétogène et l’autisme, la migraine, le reflux gastro-œsophagien, le syndrome des ovaires polykystiques, le traumatisme crânien ou rachidien, toute une liste de maladies rares, sans oublier d’innombrables publications sur la performance sportive. En consultant toutes ces connaissances, vous partagerez enfin mon sincère étonnement sur la raison profonde de la négligence pour l’approche cétogène en France et même plus largement en zone francophone : pour quelle raison vouloir se passer d’un tel outil ?

Retard de la recherche française et méconnaissance des médecins

Figure 4: recherche dans la base Pubmed avec le terme "Ketogenic"

La recherche sur le régime cétogène a commencé en 1920, avec une publication sur le diabète de type 2, puis en 1921 sur l’épilepsie. Depuis, ce sont plus de 7 400 publications que nous pouvons retrouver sur PubMed[66] avec le terme « Ketogenic ». Chaque année établissant un nouveau record de publications comme vous pouvez le constater sur l’illustration. Enfin ce sont 780 essais en cours ou terminés, que nous pouvons aussi retrouver dans la base ClinicalTrials[67]. Ainsi, toute personne affirmant que l’approche cétogène n’est pas appuyée par de la littérature scientifique peut immédiatement être disqualifiée par sa méconnaissance.

Néanmoins, la recherche en France sur le régime cétogène est globalement très en retard. Au niveau individuel, le Pr Stéphane Auvin a fait sa part avec un véritable travail de pionnier depuis plus de 15 ans sur l’approche cétogène et l’épilepsie. Ses publications[68] ont permis notamment d’équiper 5 centres français sur 25 traitant l’épilepsie avec l’aide du régime cétogène[69]. Mais cette petite étude[70] de 2023 nous montre la réalité en face avec le classement de la France à la 8e place mondiale, et une production scientifique sur le régime cétogène pour les maladies neurologiques bien inférieure à l’Allemagne, l’Italie ou le Canada par exemple.

Figure 5: "Bibliometric analysis of global research profile on ketogenic diet therapies in neurological diseases"

Mais, des exceptions existent, par exemple Luciano Pirola[71] de l’INSERM ou Anouk Charlot[72] qui font briller la recherche française sur l’approche cétogène. Malheureusement, ce terrain de recherches manquant d’applications rentables suscite peu de vocations et peu de déblocages de budgets. Le témoignage[73] de Dominique Vincent, diététicienne, ayant dirigé la mise en place de l’approche cétogène à l’hôpital de Strasbourg, résume bien la situation qui ne s’est pas améliorée avec les années. Il faut donc se tourner vers l’étranger pour trouver de la littérature d’un bon niveau sur laquelle s’appuyer quand on est professionnel de la santé.

Traiter l’origine des maux et plus les conséquences

L’approche cétogène n’est pas un énième régime alimentaire miracle. Il est scientifiquement documenté par plus d’un siècle de littérature, il a été utilisé partout dans le monde en particulier pour d’innombrables pathologies réputées comme incurables, sans traitements. Des individus ont passé une vie entière en cétose nutritionnelle. Partant de là, on est en droit de regarder notre situation contemporaine sous un angle diamétralement opposé !

Avec un milliard d’individus touchés de diabète[74] à nos portes selon l’OMS, une explosion du syndrome métabolique avec la combinaison d’obésité, d’hypertension et de stéatose hépatique, nous avons devant nous une épidémie de malades qui ne savent tout simplement pas s’alimenter. J’ai seulement 48 ans et dans ma jeunesse le problème dans le monde était la famine. En 40 ans, c’est devenu l’inverse : l’Occident meurt de mal se nourrir, en particulier trop de glucides !

Le régime cétogène est une solution simple, peu couteuse, durable, soutenable, facile à mettre en place partout dans le monde et pour tous. On traite l’origine de nos maux modernes à la source ! Ce n’est pas un miracle si l’approche cétogène inverse un diabète de type 2 en quelques semaines[75], permet de perdre 70 kg en 18 mois[76], inverse une stéatose hépatique[77], une arthrose du genou[78] ou simplement offre la vie depuis 15 ans face à un glioblastome considéré comme incurable[79]. Le régime cétogène retire juste l’origine de nos maux modernes : les glucides sous toutes les formes. Les glucides, carburant du cancer, carburant de l’obésité, carburant du diabète, carburant de l’inflammation…

La littérature scientifique est là, les succès sont là, il ne manque plus que la formation des médecins

Plusieurs défis, plus ou moins grands, persistent dans l’approche cétogène. Le premier étant l’incapacité du monde médical / scientifique à s’associer avec la gastronomie. J’ai eu le privilège d’être invité par le Pr Gabriel Perlemuter à la fondation de l’Académie de médecine pour m’exprimer sur le régime cétogène. L’intitulé de la conférence était « Alimentation aujourd’hui et demain[80] » et elle était présidée par le chef étoilé Olivier Roellinger. Quand on y pense, n’est-ce pas simplement du bon sens que d’associer la médecine, avec la gastronomie et l’agriculture ? Nous mangeons tous, c’est du champ et de notre assiette que proviennent tous les ingrédients de notre santé ou de notre maladie. Un régime cétogène bien formulé, riche en micronutriments, durable et gourmand est possible, comme nous l’avons prouvé.

Figure 6: Nelly Génisson et le chef Olivier Roellinger avec « Le grand livre de l’alimentation cétogène » sous son bras.

C’est là que je pense que Nelly a largement pu contribuer à faire avancer le régime cétogène. Grâce à ses 400 recettes publiées, nous avons réussi à en faire une approche alimentaire simple, gourmande, dénuée de frustration et donc durable ! C’est la clé du succès. Comme je l’ai expliqué lors d’une conférence en 2023 au Maroc sur le cancer pour l’ICNS : « vous pouvez formuler le meilleur régime alimentaire du monde, si l’adhésion des personnes à ce régime est nulle, ce régime théoriquement parfait échoue dans la réalité ». Malheureusement, aujourd’hui encore, on peut lire de la part de scientifiques que le principal frein de la mise en place d’un régime cétogène est son côté restrictif et frustrant. C’est factuellement faux, et démontre une fois de plus que ceux qui parlent du régime cétogène, qui effectuent des recherches à son sujet, ne le pratiquent tout simplement pas. Nouvelle habitude de notre époque de laisser s’exprimer des personnes sur la théorie d’un sujet dont ils ignorent toute la réalité. En guise d’illustration de cette déconnexion de la théorie avec la pratique, voici en image un des nombreux « desserts » que vous offre l’alimentation cétogène :

Figure 7: Dessert cétogène et photo par Nelly Génisson

Mais la seconde difficulté en 2026, est plus conséquente car elle nécessitera une véritable révolution dans les apprentissages. Il faut alors se poser cette question : que manque-t-il au régime cétogène pour être utilisé par les médecins français ? La réponse est simple, mais implique une refonte considérable : « De l’information et de la formation ». C’est à ce jour le frein principal. La formation du médecin aujourd’hui est adaptée à un régime occidental riche en glucides et absolument pas à un régime cétogène pauvre en glucides. Qu’il soit question d’interprétation de profil lipidique, d’ajustement de traitement dans le diabète de type 2, de suivi dans le diabète de type 1, de suivi contre Alzheimer ou plus simplement d’accompagnement face à une obésité morbide, le problème numéro 1 chez le patient est de trouver un médecin formé et compétent dans un contexte cétogène. Je suis confronté à cette demande tous les jours depuis 2015 et la fondation d’EatFat2BeFit.

Ce problème est véritablement l’urgence. En effet, tous les témoignages de réussite en régime cétogène proviennent de personnes ayant fait le choix responsable et éclairé de ne pas suivre les recommandations officielles, d’aller souvent à l’encontre de l’avis des médecins totalement ignorants de la nutrition cétogène. Je ne compte plus les retours de personnes avec un cholestérol trop élevé selon leur médecin traitant, ou encore les traitements devenus inutiles maintenus car le médecin n’a jamais vu de cas de rémission dans sa carrière.

A titre d’illustration de mes propos, je vous propose le témoignage[81] de Nathalie touchée d’hyperinsulinémie depuis des années et passée en alimentation cétogène. Récemment, son médecin l’alerte en disant que désormais ses niveaux d’insuline sont trop bas, sans rien savoir de la plage normale d’insuline dans un cadre cétogène. Deuxième exemple, avec une personne diabétique de type 2 depuis des décennies, traitée avec une pompe à insuline que le médecin refuse de retirer après son passage en cétogène, même sans besoin d’insuline exogène. L’argument du médecin étant qu’il n’a jamais vu une personne diabétique à qui l’on déprescrit une pompe à insuline. Ça ne choque personne de laisser une pompe à insuline en place, sans insuline à injecter ?

Cette méconnaissance du contexte métabolique cétogène est gravissime. Puisqu’elle est une entrave pour de nombreuses personnes qui ne trouvent pas de médecin pour les accompagner et ne peuvent recouvrir la santé et inverser quantité de pathologies, trouvant leur véritable origine dans un régime alimentaire occidental riche en glucides.

Ainsi, toutes les « normes de laboratoire », toutes les normes enseignées sont à revoir sous l’angle cétogène et nécessitent une refonte des connaissances du médecin. Par exemple : bilan lipidique, panel thyroïdien, créatinine (en particulier en Céto-Carnivore), insuline et glycémie à jeun, etc. sont des paramètres qui changent radicalement après l’adoption d’une alimentation pauvre en glucides.

Figure 8 : Ketogenic: The Science of Therapeutic Carbohydrate Restriction in Human Health (1st Edition)

Cet ouvrage[82] publié en 2023, par une très large équipe de chercheurs et médecins dirigée par le Pr Tim Noakes est désormais le guide principal pour tout médecin souhaitant s’appuyer sur la science la plus récente sur l’approche cétogène. Non traduit en français à ce jour, cet outil n’est pas accessible aux francophones qui ne maitrisent pas l’anglais. Il est pourtant essentiel et précieux pour tout professionnel de la santé souhaitant proposer d’accompagner ses patients en cétogène.  

À l’opposé, en zone francophone, nous avons déjà des réussites de vos collègues médecins et pionniers de l’utilisation du régime cétogène dans leur spécialité. J’en nomme quelques-uns pour illustration :

  • Dr Éléonore Djikeussi[83] — cancérologie
  • Dr Olivier Argence[84] — généraliste en hôpital
  • Dr Albert Danan[85] — psychiatrie
  • Dr Pierre Haller[86] — généraliste
  • Dr Thierry Geyer[87] — généraliste
  • Pr Matthieu Lilamand[88] — gérontologue
  • Dr Laura Bricman[89] — rhumatologue
  • Flavie Ruelle[90] — diététicienne
  • Elisabeth Galvao[91] — diététicienne
  • Franciane Lison[92] — diététicienne
  • Dr Pedro Liberati[93] — urologue

J’en profite pour rendre hommage à mon ami David Renaud,[94] futur médecin et chercheur[95], spécialisé en cardiologie pédiatrique. La vie a mis sur sa route une terrible nouvelle à la naissance de sa fille. De ce grand malheur, il a su réunir ses forces pour devenir rien de moins qu’un expert mondial de la pathologie cardiaque de son enfant, avec au cœur une approche cétogène pour la circulation de Fontan. Comme souvent, c’est d’une épreuve de la vie que nous tirons l’énergie indispensable pour faire avancer ce que nous pensons juste et utile pour tous.

Conclusion

Nous avons à notre disposition aujourd’hui, plus d’un siècle de littérature scientifique publiée dans des revues à comité de lecture (plus de 7 400 à l’heure où j’écris ces lignes). Nous avons aussi plus de 780 essais en cours ou terminés sur l’approche cétogène pour différentes interventions dans le cadre d’une multitude de pathologies. Nous avons des milliers de témoignages de réussites en régime cétogène, qui, pour l’immense majorité, l’ont été en dehors de tout cadre médical, de tout suivi et accompagnement par un professionnel de santé pour la raison simple qu’il n’en existe presque pas de formés et informés en France (tout du moins bienveillants) sur l’approche cétogène. Je témoigne de mes 10 années passées à former et à informer sur le régime cétogène : l’immense majorité des médecins en France qui connaissent l’alimentation cétogène, n’en parlent jamais de peur d’être ostracisés par un système de soin français qui devient de plus en plus bureaucratique et de moins en moins scientifique. Je n’aborderai même pas le risque légal qu’est devenu l’exercice de la médecine, quand il est question de déprescrire l’inutile, qui pourrait être jugé comme une « dérive sectaire » depuis 2024[96]. Comment expliquer par exemple que, par centaines, des médecins refusent de se prononcer publiquement sur l’approche cétogène avec comme seule justification la peur d’être sanctionnés par leur ordre ou par la justice, alors que dans le même temps ailleurs dans le monde, des hôpitaux, des médecins, des maisons de retraite utilisent librement et quotidiennement un régime alimentaire ayant scientifiquement fait ses preuves ? Je le sais par l’expérience, puisque des centaines de membres d’EatFat2BeFit sont médecins, infirmières ou plus largement professionnels de la santé et viennent se former pour un besoin personnel, tout en refusant de prendre le moindre risque professionnel en s’engageant dans le cétogène, tellement la pression est forte.

Je n’accuse personne, je comprends parfaitement la situation et sa complexité. Mais sans un sursaut rapide de tous, pour faire avancer les choses, union des professionnels de la santé, patients, contribuables aussi bien qu’électeurs, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, la seule alternative sera d’être suivi à l’étranger si rien ne change rapidement.

J’invite tous les lecteurs de cet article, à bien étudier son contenu et les sources citées, pour commencer à entrevoir le potentiel du régime cétogène, s’il était tout du moins mieux connu en zone francophone. L’approche cétogène est trop simple, trop efficace pour se payer le luxe de s’en passer !

Une dose d'optimisme : le 7 janvier 2026, Robert F. Kennedy Jr fait la révolution dans les directives nutritionnelles américaines ! Combien d'années il faudra attendre en France ?

Références :

 

[1] https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/homme-predateur/la-consommation-de-viande-chez-les-grands-singes

[2] https://doi.org/10.1038/s44161-023-00259-1

[3] https://doi.org/10.3389/fphar.2024.1463381

[4] https://doi.org/10.1161/CIRCRESAHA.123.321872

[5] https://doi.org/10.3390/nu14071322

[6] https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/256273

[7] https://doi.org/10.1016/j.yebeh.2019.106588

[8] https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/article-abstract/533583

[9] https://charliefoundation.org/

[10] https://eatfat2befit.com/reference-livre-alimentation-cetogene-france

[11] https://eatfat2befit.com/bonjourketo

[12] https://www.researchgate.net/profile/Isabella-Cooper-3/research

[13] https://doi.org/10.3390/livers5030041

[14] https://doi.org/10.1111/epi.13256

[15] https://eatfat2befit.com/regime-paleo-cetogene-toth-clemens

[16] https://easo.org/fr/about-easo/

[17] https://doi.org/10.1159/000515381

[18] https://doi.org/10.1007/s11892-023-01498-z

[19] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2451847623000520

[20] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-149-christelle-senet

[21] https://eatfat2befit.com/temoignage-guillaume-70-kilos-perdus-18-mois-lchf-cetogene

[22] https://doi.org/10.1136/bmj.r390

[23] https://x.com/ValerieAnne1970

[24] https://doi.org/10.4102/jir.v6i1.84

[25] https://doi.org/10.3389/fnut.2024.1392135

[26] https://doi.org/10.1186/s40337-020-0278-7

[27] https://doi.org/10.3390/ijerph182312802

[28] https://davita.com/

[29] https://www.virtahealth.com/

[30] https://eatfat2befit.com/keto-sans-rdv-avec-le-dr-thierry-geyer-regime-cetogene-et-diabete-de-type-2

[31] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-120-frederic-mottier

[32] https://clinicaltrials.gov/study/NCT05536232

[33] https://doi.org/10.1007/s11064-019-02795-4

[34] https://doi.org/10.3389/fnut.2024.1489812

[35] https://www.amazon.fr/CANCER-glucose-question-Trait%C3%A9-Etudiants-ebook/dp/B00T241UOA/

[36] https://eatfat2befit.com/livre-eleonore-djikeussi-cancer-maladie-genetique-ou-crise-energetique

[37] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-19-dr-eleonore-djikeussi

[38] https://eatfat2befit.com/temoignage-christophe-quancard-le-regime-cetogene-contre-le-glioblastome

[39] https://clinicaltrials.gov/study/NCT04730869

[40] https://doi.org/10.1186/s12967-023-03956-4

[41] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-134-sam-sozio

[42] https://eatfat2befit.com/temoignage-christelle-regime-cetogene-contre-sclerose-en-plaques

[43] https://doi.org/10.3389/fnut.2024.1467475

[44] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-137-pierre-hourdin

[45] https://doi.org/10.1021/acs.jproteome.0c00646

[46] https://www.researchgate.net/profile/Stephane-Auvin

[47] Pubmed 

[48] https://aparadiseforparents.com/ketogenic-diet/

[49] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-132-professeur-matthieu-lilamand

[50] https://clinicaltrials.gov/study/NCT04701957

[51] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK537124/

[52] https://doi.org/10.1186/s13075-022-02802-0

[53] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-56-marie-laure-martinville-arthrose-regime-cetogene

[54] https://doi.org/10.1093/schbul/3.2.288

[55] https://doi.org/10.1192/bjo.2023.568

[56] https://doi.org/10.3389/fnut.2024.1396685

[57] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0278584624002732

[58] https://doi.org/10.3389/fphar.2025.1603722

[59] https://doi.org/10.1007/s11011-024-01506-5

[60] https://doi.org/10.3389/fpsyt.2022.951376

[61] https://eatfat2befit.com/keto-sans-rdv-avec-le-dr-albert-danan-regime-cetogene-et-psychiatrie

[62] https://doi.org/10.1186/s12967-020-02600-9

[63] https://doi.org/10.1016/j.yebeh.2020.107399

[64] https://doi.org/10.3389/fnut.2021.771047

[65] https://doi.org/10.1002/bies.202000312

[66] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=Ketogenic%5BTitle%2FAbstract%5D&sort=relevance

[67] https://clinicaltrials.gov/search?term=Ketogenic%20Diet

[68] https://www.researchgate.net/profile/Stephane-Auvin/research

[69] https://doi.org/10.1016/j.yebeh.2018.05.031

[70] https://doi.org/10.3389/fendo.2022.1066785

[71] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-141-dr-luciano-pirola

[72] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-30-anouk-charlot-scientifique-regime-cetogene

[73] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-103-dominique-vincent-dieteticienne

[74] https://doi.org/10.1016/S0140-6736(24)02317-1

[75] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-94-martine-gondoin-temoignage-cetogene-diabete

[76] https://eatfat2befit.com/temoignage-guillaume-70-kilos-perdus-18-mois-lchf-cetogene

[77] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-33-marc-temoignage-regime-cetogene

[78] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-56-marie-laure-martinville-arthrose-regime-cetogene

[79] https://eatfat2befit.com/temoignage-christophe-quancard-le-regime-cetogene-contre-le-glioblastome

[80] https://fam.fr/fr/cycle/les-debats-de-la-fam-cycle-alimentation-debat-introductif/

[81] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-31-nathalie-temoignage-regime-cetogene-hyperinsulinemie

[82] “Ketogenic: The Science of Therapeutic Carbohydrate Restriction in Human Health” 

[83] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-19-dr-eleonore-djikeussi

[84] https://eatfat2befit.com/keto-sans-rdv-avec-le-dr-olivier-argence-medecine-v2-0-avec-lapproche-metabolique

[85] https://eatfat2befit.com/keto-sans-rdv-avec-le-dr-albert-danan-regime-cetogene-et-psychiatrie

[86] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-144-dr-pierre-haller

[87] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-134-docteur-thierry-geyer

[88] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-132-professeur-matthieu-lilamand

[89] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-122-dr-laura-bricman

[90] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-96-flavie-ruelle-dieteticienne

[91] https://eatfat2befit.com/keto-sans-rdv-avec-elisabeth-galvao-dieteticienne-depuis-20-ans-formee-au-keto

[92] https://eatfat2befit.com/keto-sans-rdv-avec-franciane-lison-le-regime-cetogene-par-une-dieteticienne

[93] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-57-dr-pedro-liberati-temoignage-regime-cetogene

[94] https://eatfat2befit.com/portrait-keto-55-david-renaud-temoignage-regime-cetogene

[95] https://www.researchgate.net/profile/David-Renaud-2

[96] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049523123

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