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L’eau peut-elle bloquer la perte de poids ? Notre expérience en régime cétogène

EatFzt2BeFit l'eau en régime cétogène et poids

Le rapport entre l’eau et la vie est véritablement binaire : pas d’eau, pas de vie ! Ainsi, boire de l’eau est aussi indispensable et automatique pour nous que manger ou respirer. Mais que savons-nous réellement de nos besoins en eau ?

 

Quelle est la quantité la plus appropriée dans chaque contexte de notre existence ? Et surtout à quel moment est-il judicieux de boire ? Aussi surprenant que cela puisse sembler, toutes ces questions ne sont pas tranchées par la science. Pourtant nous avons besoin de réponse. Alors nous allons vous partager aujourd’hui notre relation avec l’eau dans le cadre de notre régime cétogène depuis 7 ans. Accrochez-vous bien, cela pourrait bien changer vos habitudes…

 

En préambule, je souhaite apporter une précision très importante. Tout ce que j’ai écrit pour EatFat2BeFit, je me suis fait un devoir de vous l’exposer en l’étayant avec la meilleure science disponible. Je me suis toujours interdit d’affirmer quoi que ce soit, sans avoir les données les plus fiables à disposition. Pourtant il arrive parfois que sur quelques points précis nous manquions cruellement de données scientifiques solides pour prendre les meilleures décisions. Et c’est justement le cas aujourd’hui avec ce sujet.

 

La production scientifique n’est jamais désintéressée, même lorsqu’elle n’est pas concernée par un conflit d’intérêts déclaré. Dans ce cas, comment répondre aux grandes questions tout en s’appuyant dessus ?

 

D’abord, il faut comprendre et accepter que produire des études scientifiques sérieuses est un processus très couteux. Il faut réunir des groupes de personnes, parfois les indemniser pour leurs temps et déplacements. Il faut pratiquer des mesures, financier des machines, des laboratoires et rémunérer, bien entendu, les scientifiques qui ont mené l’étude. La bonne question à se poser est alors : qui paye pour tout cela ? On met alors le doigt sur le problème. Tout est pris en charge lorsqu’un laboratoire pharmaceutique désire produire une nouvelle molécule brevetable. En retour de l’investissement nécessaire à la production de son étude, il espère alors des bénéfices. Idem pour une marque de produit, d’aliment, de boisson, ou de complément alimentaire qui souhaite mettre en avant les bienfaits de sa production. Enfin, cela peut être nous tous, contribuables, qui payons via la recherche scientifique subventionnée pour des projets de recherche fondamentale. Mais de plus en plus cette recherche est orientée vers certains intérêts économiques et c’est légitime. Qui a envie de payer pour produire de la science juste pour le plaisir de la découverte ? Qui financerait une étude à 1 million ayant pour objectif de vérifier l’hypothèse suivante « Pendant ou en dehors des repas faut-il boire de l’eau dans le cadre d’un régime cétogène ? »

 

Je citerai en guise d’illustration les mots du regretté Dr David Servan-Schreiber :

« La validation d’un médicament anticancer jusqu’au stade des expériences sur l’homme en nombre suffisant coûte aujourd’hui entre 500 millions et un milliard de dollars. Ce type d’investissement apparaît justifié lorsqu’on sait qu’un médicament comme le Taxol rapporte à la compagnie qui en détient le brevet un milliard de dollars par an. Il est en revanche absolument impossible d’investir des sommes de cet ordre pour démontrer l’utilité des brocolis, des framboises ou du thé vert, puisqu’ils ne peuvent pas être brevetés et que leur commercialisation ne remboursera pas l’investissement initial. Nous n’aurons jamais, pour les bénéfices anticancer des aliments, d’études humaines de même calibre que pour les médicaments. » – David Servan-Schreiber (Anticancer) 2007

Ainsi, dans ce contexte, on touche à mon sens, un problème de premier plan. Quand un individu est malade, il est souvent prêt à dépenser énormément d’argent pour retrouver la santé perdue et guérir. Que nous parlions de cancer, de maladie neurodégénérative, de séquelles après un AVC, nous aimerions effacer les dommages souvent handicapants, grâce à une pilule magique, quand bien même celle-ci couterait affreusement cher… Mais combien serions-nous prêts à dépenser pour ne jamais tomber malade ? Peu de personnes se posent réellement la question, et au fond, peu de personnes seraient prêtes à y consacrer la même somme que celle nécessaire à retrouver une santé perdue après la maladie….

 

Pour toutes ces raisons, expliquant le manque de science sur notre sujet du jour, je me dois pourtant de prendre le risque de vous en parler. Car il nous concerne pourtant tous sans exception : Notre consommation d’eau dans le cadre du régime cétogène !

 

Vous pensiez peut-être que nous avions à notre disposition des études démontrant qu’il est préférable de boire de l’eau le matin, le midi et le soir durant les repas ou à contrario plutôt entre les repas ? Vous pensiez peut-être que ceci avait déjà été vérifié sur un groupe suivant un régime cétogène ? la réponse rapide est NON ! Nous avons des bribes d’informations dans des études[1] ayant voulu démontrer la différence entre la consommation d’eau contre du jus de fruits, des boissons sucrés ou du lait. Nous disposons aussi d’études concernant des personnes obèses ayant subi une opération chirurgicale sur leur estomac, qu’il soit question de Sleeve ou de By-pass (ils voulaient vérifier après l’opération ce qu’il était préférable de préconiser en matière de consommation d’eau durant les repas).

Mais, après une longue et minutieuse exploration parmi des centaines d’études scientifiques (sur différents sujets pas forcement en lien direct), j’ai dû me résigner à m’en passer pour construire ma propre opinion, autrement qu’avec des papiers disponibles sur Pubmed.

 

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Revenir aux fondamentaux sur l’eau : Qu’est-ce que la nature a prévu pour nous ?

Il m’arrive très souvent de me rappeler (ou de rappeler aux personnes qui viennent me demander conseil) : quel est l’environnement que la nature a prévu pour nous. Dans la Céto-Academy, j’ai d’ailleurs rédigé une leçon entièrement dédiée à notre évolution pour remémorer à chacun ce pour quoi nous sommes parfaitement adaptés :

  • Vivre dehors à la lumière du soleil
  • Dormir dans l’obscurité
  • Se dépenser physiquement quotidiennement pour obtenir notre nourriture
  • Manger des aliments denses et riches en micronutriments

« L’être humain moderne est parfaitement adapté à un environnement qui n’existe plus. »

Notre évolution a fait de nous des êtres capables de parcourir de longues distances dehors pour chasser et trouver notre nourriture, alors qu’aujourd’hui nous passons nos journées assis sur une chaise en intérieur, avec un réfrigérateur à notre droite pour nous nourrir et un robinet d’eau à notre gauche pour boire.

 

Dans la nature, si l’on observe les animaux (omnivores et carnivores), ils ont tous le même fonctionnement. Ils chassent (= se dépensent physiquement), puis mangent, et ensuite seulement cherchent de l’eau afin de boire.

« Chasser, manger, puis boire. »

Ils ne pratiquent jamais ces activités dans le désordre. Courir sur de longues distances, l’estomac plein est dangereux. Les personnes ayant transporté un animal en urgence chez un vétérinaire pour une torsion d’estomac le savent. Concernant leurs apports en eau, les grands carnivores trouvent un point d’eau après avoir mangé leur proie, pas avant, ni pendant… S’ils peuvent trouver des proies et se nourrir, les grands carnivores survivent parfois des semaines sans point d’eau.

 

Évoquons un autre point important : la dilution de l’acidité gastrique. Dans l’article « Tout sur l’acidité gastrique et ses incidences en régime cétogène » je vous avais déjà mis en garde sur l’importance de préserver ce niveau en ne diluant pas cette acidité avec de l’eau. Les carnivores, en particulier les charognards, sont particulièrement exposés à d’innombrables contaminations, que leur pH très acide vient neutraliser. Dans cet article je vous mentionnais déjà : « Ainsi, il faut arrêter de boire en mangeant. On s’arrête de boire 30 minutes avant de manger, on boit vraiment le minimum durant le repas et on ne reboit que 30 à 60 minutes après le repas. » L’objectif était de préserver votre niveau d’acidité et optimiser la digestion des protéines. Aujourd’hui je vais plus loin comme vous allez le découvrir.

 

Ces observations, ces évidences, n’ayant de cesse de m’interroger sur nos habitudes modernes, je ne pouvais me contenter d’un « on a toujours fait comme ça » pour simple réponse sur mes questions sur l’eau. « Le petit zèbre » qui sommeille en moi a besoin de bien plus consistant à se mettre sous la dent … Il me fallait des réponses solides !

eau

 

La seule solution pour en avoir le cœur net : l’expérimentation !

C’est ainsi qu’un jour je dis à Nelly : « On va essayer quelque chose d’à la fois, simple et évident, mais il faut que j’en ai le cœur net ! Désormais, nous ne consommerons plus d’eau à table 30 min avant le repas et jusqu’à 1h30 après le repas ! » Nelly ayant l’habitude de mes petites expériences, je n’ai eu aucun mal à l’embarquer dans ce qui n’était au départ qu’un petit test juste pour voir.

Deux « cobayes » pour cette expérience

  • Nelly, petit « dromadaire ». Elle n’a jamais soif, elle boit très peu, et quand elle boit avec un modeste petit verre d’eau, voilà sa soif étanchée .
  • Ulrich, grand « boit-sans-soif ». Capable de vider une bouteille 1,5L « cul sec », n’en a jamais assez.

Les objectifs de l’expérience

Mon objectif premier était de valider l’idée que la vidange gastrique (l’estomac qui se vide dans l’intestin) se fait plus lentement sans apport de liquide durant le repas. Le second objectif était de valider que l’on obtenait une satiété plus prononcée et plus rapide grâce à cette vidange gastrique retardée. Nous savions déjà qu’éviter de diluer l’acidité de notre estomac était plutôt une bonne idée, en particulier pour la digestion des protéines. Mais il nous fallait aller plus loin et vérifier les hypothèses sur l’appétit et la vidange gastrique retardée dans le contexte de notre régime cétogène.

Notre expérience

Nous avons arrêté de boire 30 min avant nos repas pour reprendre environ 1h30 après (parfois 1h, parfois 1h30). Mon verre de kombucha maison que je prenais généralement au déjeuner, je l’ai déplacé dans l’après-midi. Un bon verre de kombucha bien frais par un après-midi d’été, il y a pire pour se désaltérer, non ? Le café était réservé pour la matinée. Nous avons diné comme à notre habitude tôt (vers 18h). Et vers 21h, je terminais avec un mug de rooibos avant d’aller me coucher. Ainsi, nous réservions une plage d’environ 2h à 2h30 sans boire au moment de nos repas.

Au restaurant, nous avons fait la même chose, aucune boisson à table. Pour ne pas compromettre l’expérience, nous avons même décliné le petit expresso de fin de repas.

Je précise que par « liquide », il ne sera jamais question d’alcool. Nous n’en buvons pas.

Les résultats de notre expérience

Pour Nelly comme pour moi, les résultats sont sans appel : nets et précis ! Aucun besoin de photo-finish pour savoir si oui ou non les résultats sont satisfaisants. La réponse est un grand OUI !

Nous avons ressenti tous 2 les mêmes choses et ce dès le premier repas sans boire :

  • L’appétit est réduit, on mange naturellement moins.
  • La satiété arrive bien plus vite au cours du repas.
  • La vidange gastrique est ralentie, éliminant cette sensation de lourdeur, d’abdomen gonflé après un bon repas.
  • La faim se fait bien moins sentir entre les repas.
  • Une perte de poids continue d’environ 1 à 2 kg par mois.

Le point vraiment intéressant de cette expérience se situe au niveau de la satiété. Ne plus boire durant les repas, permet d’obtenir un niveau de satiété plus élevé et surtout plus rapidement. Dit autrement : vous n’avez vraiment plus faim et avec une quantité moindre de nourriture. Pour l’exemple, vous vous surprendrez à ne plus prendre de fromage ou de dessert, car vous aurez calé à la fin du plat.

 

Comme vous le savez probablement si vous nous suivez depuis un certain temps à travers notre livre ou notre site, la satiété est très importante pour une perte de poids durable. S’affamer quand on cherche à perdre du poids grâce au régime cétogène, c’est la certitude de réduire son métabolisme de base, et à terme reprendre du poids en mangeant 4 fois rien. Ainsi, alors que nous étions à un poids de forme qui nous convenait, nous avons été surpris de réenclencher involontairement une nouvelle perte de poids simplement en retirant l’eau de notre table durant les repas. Ce n’était pas un effet recherché lors de cette expérience d’autant que nous n’avons rien changé dans notre alimentation en termes de qualité nutritionnelle ou dans notre style de vie. Nous avons juste écouté notre corps en arrêtant de manger dès le signal de satiété ressenti durant le repas.

 

L’explication de ce phénomène est à mon sens très simple. Ne plus consommer d’eau durant son repas, permet de retarder la vidange gastrique de notre estomac. Comme nous le savons, notre estomac contient des « capteurs d’étirement ». En d’autres termes, notre estomac envoie le signal qu’il est plein via le nerf vague. L’hormone Ghreline responsable de notre faim est abaissée rapidement, signalant que nous sommes rassasiés, alors que notre repas est encore dans notre estomac et non dans notre intestin pour le moment. Tout cela peut paraitre bête et simpliste, mais l’expérience me prouve que des années à rabâcher à tout le monde qu’il était important de boire, la carafe d’eau et des verres systématiquement mis sur nos tables, font que ne pas boire en mangeant est une véritable démarche qui nécessite un effort et une prise de conscience.

 

Tous ces éléments viennent étayer un sujet de recherche important pour moi, concernant la bonne absorption des nutriments. « Ce que nous mangeons n’est pas forcement ce que nous absorbons. » Ainsi, les nutriments (protéines, lipides, glucides) qui ne sont pas totalement absorbés dans notre intestin grêle terminent en putréfaction dans notre colon où seront produits des acides gras par des bactéries. Ce phénomène entretien une hyper-prolifération bactérienne dans notre colon, mais surtout nous prive d’éléments importants pour notre corps. Une de mes hypothèses est que de nombreux problèmes de santé sont alimentés par ce phénomène de malabsorption des nutriments et d’hyper-fermentation dans le colon. Supprimer ses apports en liquides durant le repas, pourrait largement contribuer à la suppression de ces problèmes intestinaux…

Bilan de notre expérience

Depuis que nous avons constaté les bienfaits apportés par une suppression des apports de liquides durant le repas, nous avons décidé de maintenir ce choix dans la durée.

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Prêt pour l’expérience ? Comment vous organiser ?

 

Vouloir séparer le temps prévu à s’alimenter, de celui prévu pour boire, nécessite une petite organisation car le but n’est pas de boire moins mais à des moments différents. Voici quelques propositions basées sur notre propre expérience. Il est plus que rare que nous soyons sur 3 repas par jour, mais plutôt sur 2 voire 1. Néanmoins, je vous donne les détails de comment s’organiser sur un mode classique de 3 repas par jour pour que vous puissiez si besoin reprendre l’idée dans votre quotidien. Bien entendu, il sera ensuite très simple de l’adapter à 2 ou seulement 1 repas par jour selon vos habitudes.

 

Conseil pratique : Ne déposer pas de verre face à votre assiette, même si vous êtes le seul à table à suivre cette expérience. Car vous allez le découvrir, la gestuelle du verre d’eau est un vrai automatisme et vous pourriez vous surprendre à remplir votre verre sans même l’avoir conscientisé !

Petit déjeuner :

Je commence toujours ma routine matinale avec la prise de mes compléments alimentaires (vitamine D3, K2, magnésium, EPA/DHA, etc), associés avec mon petit verre de Kéfir de lait cru. Ce qui me laisse le temps de préparer le petit déjeuner ensuite. Ce n’est qu’après le repas que je vais avaler mon premier café. Si vous avez soif au réveil, vous pourriez commencer par un grand verre d’eau au saut du lit.

Dans la matinée :

Je consomme plusieurs cafés, de l’eau selon mes sensations et je prends le temps d’avaler un grand verre d’eau avant 11h30 environ. Ça peut aussi être le moment de boire un jus de légumes pour ceux qui en consomment.

Déjeuner :

Il faut arrêter de boire 30 min avant le repas. Vous ne consommerez plus aucun liquide durant ce repas (ni eau, ni alcool, ni soda, ni jus de légumes). Le petit expresso d’après le repas peut être consommé, s’il n’est pas trop long (éviter le mug de café). Pour sa part, Nelly est plus stricte et préfère abandonner ce rituel.

Dans l’après-midi :

Je reprends la consommation de liquide en début d’après-midi, environ 1h à 1h30 après avoir terminé de manger. Je bois à volonté selon mes sensations et je consomme mon verre de Kombucha bien frais (que je prenais souvent le midi) plutôt dans le milieu de l’après-midi désormais. J’arrête de boire 30 min avant le diner.

Diner :

Comme pour le déjeuner, aucun liquide durant le repas. Généralement ce dernier repas de la journée est pris autour de 18h à 18h30 chez nous.

Dans la soirée :

Après avoir terminé le diner, rangé la cuisine, je bois un verre d’eau environ 1h30 après le diner. Ensuite je me prépare une tisane ou un rooibos que je bois vers 21h et qui sera ma dernière consommation de liquide de la journée.

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Allons plus loin sur l’eau

Pour les curieux au sujet de l’eau

Le corps humain est composé à 99% d’eau. Oui, vous avez bien lu ! Au niveau moléculaire, nous sommes composés à 99% d’eau. Si vous ne connaissez pas les travaux du Dr Gerald Pollack ou du Pr Marc Henry, je vous invite à vous initier à ces formidables découvertes sur l’eau et la physique quantique. Si on parle en termes de pourcentage de masse, l’être humain est composé d’environ 65% d’eau. Ce chiffre est une moyenne qui dépendra de votre composition corporelle, de votre sexe, de votre cycle hormonal pour les femmes et de votre âge. Par exemple, pour un bébé ce chiffre tourne autour de 80%. Et on s’expose à une mort certaine en dessous de 50%.

 

Comme l’enseigne Marc Henry, selon si l’on s’exprime en volume, en masse ou en nombre de molécules, notre rapport avec l’eau prend un sens différent. Je ne rentrerai pas les détails de la physique quantique de l’eau aujourd’hui, mais un point extrêmement important à retenir est que l’eau de notre corps, n’est pas liquide ! La majorité de l’eau contenue dans notre corps se trouve sous forme de gel : La 4e phase de l’eau si chère au Dr Gerald Pollack. Ce point qui n’est pas un détail va nous permettre de répondre à la question suivante…

 

65% de toute l’eau qui se trouve dans notre corps se situe à l’intérieur de chacune de nos cellules. On l’appelle « eau intracellulaire ».

35% de toute l’eau qui se trouve dans notre corps se situe à l’extérieur de chacune de nos cellules. On l’appelle « eau extracellulaire ». Cette eau on la trouve dans le plasma ou la lymphe.

 

De façon très simplifiée, il faut retenir qu’il y a un milieu à l’extérieur de nos cellules, un milieu à l’intérieur de nos cellules, et que ces deux milieux baignent dans de l’eau avec un mélange précis de minéraux. Chacun des deux milieux communique en permanence par un échange de minéraux. Ainsi, la notion même de déshydratation comme vous le découvrirez sur wikipedia en détail nous vient du sodium : « Sa cause principale est la perte de sodium ». C’est pour cette raison que donner beaucoup d’eau d’un coup à une personne qui a très soif peut être très dangereux si en parallèle il n’y a pas un apport important de minéraux, en particulier de sodium.

À quoi sert l’eau que nous buvons ?

Chaque jour un être humain perd de l’eau à travers ses urines, ses selles, sa transpiration et sa respiration. C’est cette eau perdue que nous remplaçons. Mais nous ne perdons pas que de l’eau , elle est accompagnée aussi de minéraux. Ce point est extrêmement important, car imaginer s’hydrater ou se réhydrater sans apports de minéraux est une grave erreur qui peut couter la vie. Le marathonien le sait bien en évitant une réhydratation trop rapide et surtout pauvre en sel à l’arrivée, sinon c’est l’hyponatrémie et un risque de mort rapide assurés ! Tout le monde a pu expérimenter ce phénomène après avoir consommé beaucoup d’eau à la suite d’un effort ou d’une forte chaleur, mais continuer de ressentir toujours une soif intense… C’est typiquement un problème d’insuffisance de minéraux et un déséquilibre osmotique.

 

Nous devons donc boire, pour remplacer l’eau que nous perdons chaque jour. Ni trop ni trop peu. Un bon indicateur étant la couleur de nos urines. Trop claires voire incolores comme de l’eau indique généralement une hyperhydratation, réduisez votre consommation d’eau. À l’opposé, des urines jaune foncé, qui tournent à l’orange, sont le signe de déshydratation, il faut boire plus.

Quelle eau boire ?

Maintenant que nous avons partagé avec vous notre stratégie sur le moment opportun de boire de l’eau dans le cadre d’un régime cétogène, vous allez vous demandez laquelle boire ? Entre les eaux minérales en bouteilles, les carafes filtrantes, les filtres et autres osmoses inversées, les eaux distillées, les adoucisseurs d’eau, les eaux alcalines… Il y a vraiment de quoi s’y perdre. J’en ai fait moi-même l’expérience, quand je me suis posé simplement la même question : quelle eau devrais-je boire au quotidien et surtout quelle est l’option ayant le rapport « coûts / bénéfices / facilité d’utilisation » le plus intéressant.

Le choix de Nelly et Ulrich

Après avoir épluché toute la littérature, peser le pour et le contre sur tous les plans, nous avons fait le choix il y a quelques années d’une grande carafe filtrante en inox de la marque américaine Berkey. Je vous rassure tout de suite, je n’ai aucune action chez eux, et le jour où je l’ai achetée, je n’ai eu aucun code réduction. J’ai donc fait ce choix en pleine conscience par rapport à nos besoins avant d’investir dans la Royal Berkey de 12 litres avec deux filtres. Vous la trouverez comme nous sur les sites internet de différents revendeurs.

EatFat2BeFit Ulrich Berkey

Tout d’abord j’ai fait le choix de ce purificateur d’eau Berkey pour un point précis : la qualité de la filtration ! À ma connaissance, pour un purificateur aussi simple et facile d’utilisation, il n’y a pas mieux. Ça filtre tout ! Les contaminants chimiques comme tous les pesticides ou le chlore, les contaminants microbiologiques comme E.Coli, les contaminants inorganiques, bref, ça filtre tout à souvent plus de 99%. Le constructeur n’hésite pas à publier les résultats des analyses avant/après filtration. Il n’y a qu’un seul élément qu’elle ne filtre pas : le fluor. Dans certains pays, notamment dans certaines villes d’Amérique du Nord, l’eau en plus d’être chlorée est aussi fluorée. C’est à mon sens stupide, mais c’est la réalité. Ainsi, si vous voulez retirer ce fluor et que vous habitez dans une région qui traite l’eau au fluor, vous pouvez ajouter un filtre spécial (PF-2) à votre carafe en plus des filtres noirs déjà présents. Dans cette configuration vous filtrerez tout, y compris ce fluor. N’habitant pas dans une telle région, je n’ai pas ce filtre dans notre Royal Berkey. En deux mots la filtration Berkey retire de votre eau 99% des contaminants tout en laissant les minéraux, c’est-à-dire qu’elle ne déminéralise pas l’eau !

 

Concernant le choix du modèle de 12 litres. Pour nous deux qui cuisinons beaucoup, c’est parfait. Généralement, je fais un remplissage le soir et nous avons alors assez d’eau pour toute la journée du lendemain. Le filtrage s’effectue durant la nuit, sans bruit. De plus, cela fonctionne partout, car aucun besoin d’électricité. Le filtre est vendu pour environ 13.000 litres de filtration optimale. Ainsi, si vous filtrez 12 litres par jour, vous pourrez réaliser 3 ans de filtration sans entretien.

 

Pour être honnête avec vous, Nelly n’était pas super enthousiaste quand je lui ai annoncé mon choix. Elle voyait surtout un gros objet entrer dans notre petite cuisine (et donc moins de place pour elle pour travailler). Les doutes se sont immédiatement dissipés quand elle a gouté l’eau après la filtration = excellente ! Une eau neutre sans gout, sans odeur et surtout délivrée de cette affreuse odeur de chlore.

 

Ainsi, pour l’eau de boisson, l’eau de nos boissons chaudes (café, thé, infusions, etc.), l’eau de cuisson des légumes ou pour l’élaboration du Kombucha, nous utilisons uniquement l’eau filtrée par notre Berkey. C’est cette solution qui me semblait la plus intéressante et je ne regrette pas un instant ce choix.

Quelle quantité boire ?

L’idée n’est pas forcement de boire moins ou de boire plus, mais de boire juste ce qu’il faut et QUAND il le faut. C’est-à-dire retrouver une véritable sensation de soif et non suivre ce qui n’est rien d’autre qu’un réflexe ou une habitude sociale.

 

Chaque personne a des besoins différents. L’objectif de cet article est de vous offrir rapidement les éléments nécessaires à la compréhension de nos besoins en eau et surtout d’identifier le moment le plus opportun pour sa consommation. Ainsi, concernant la quantité d’eau qu’il faudrait consommer chaque jour, nous nous en tiendrons aux généralités. Comme nous l’avons vu, nous subissons chaque jour des pertes en eau. C’est tout simplement cette perte qu’il faut remplacer.

 

Tout d’abord, parlons de l’eau que nous mangeons. Chaque aliment solide contient très souvent beaucoup d’eau.

 

Voici quelques exemples (en % de poids) :

  • Steak de bœuf grillé = 70% d’eau
  • Escalope de poulet grillée = 67% d’eau
  • Œuf dur = 76% d’eau
  • Courgette cuite = 93% d’eau
  • Fromage Emmental = 39% d’eau
  • Yaourt à la Grecque = 80% d’eau

Comme vous le constaterez, il y a beaucoup d’eau dans nos aliments solides. De façon simple, cela représente en moyenne environ 1 litre d’eau par jour, dans la totalité des aliments consommés.

 

À cette eau contenue dans nos aliments, de façon usuelle, selon les personnes, il serait bon d’ajouter 1,5 à 2 litres par jour d’eau. Bien entendu, cela peut être un ensemble de café, de thé, de jus de légumes, de Kombucha, ou plus simplement de l’eau. Ces chiffres sont là pour vous donner une idée, il n’y a pas de règle puisque les excrétions sont totalement individuelles.

 

Certaines personnes transpirent énormément, d’autres très peu. Pour la petite anecdote, vous savez peut-être que Nelly et moi nous sommes de fervents utilisateurs de sauna infrarouge. Quand nous entrons ensemble dans un sauna durant 30 minutes, c’est toujours une franche rigolade de nous observer l’un l’autre, puisque je dégouline en quelques minutes quand Nelly aura transpiré légèrement à la fin de la séance. Donc pas de règle en la matière, l’important est de garder à l’esprit que ce qui est perdu, doit être remplacé. Donc selon des critères individuels, de la quantité et de la composition de la sueur, mais aussi de la température de votre environnement, il faut savoir adapter la quantité d’eau qu’il vous est nécessaire chaque jour. Saviez-vous que les sportifs de haut niveau font analyser leur sueur pour mesurer précisément la composition de celle-ci et ainsi apporter juste ce qu’il faut pour maintenir leur effort et remplacer ce qui a été perdu en termes de minéraux ?

Eau Berkey

Régime cétogène vs. Régime riche en glucides : la différence avec l’eau

Notre rapport à l’eau est très différent si l’on suit un régime cétogène ou si l’on suit un régime occidental classique très riche en glucides. Comme vous l’avez appris dans notre formation à la Céto-Academy, les glucides sont stockés dans notre corps principalement sous forme de glycogène. Quand nous mangeons beaucoup de glucides (comme cela est le cas à chaque repas pour un occidental moyen), le corps stocke le glycogène, puis petit à petit l’utilise comme carburant. Le point qui nous intéresse aujourd’hui est que chaque gramme de glycogène stocké dans notre corps s’accompagne systématique de 3 g d’eau. Ainsi, on peut vite embarquer 500g d’eau en plus avec une bonne pizza ou un bon hamburger et ses frites. La légende entretenue a fait d’un coupable idéal l’excès de sel contenu dans la malbouffe, mais le véritable coupable se trouve dans la quantité de glucides de ces produits et c’est facile à vérifier.

Il y a environ 5 g de sel dans 100 g d’un bon jambon sec italien, c’est-à-dire environ la même quantité qu’une pizza industrielle que vous trouverez au supermarché. N’importe qui ayant déjà mangé ces deux produits, saura que le jambon sec italien ne vous fera pas sauter sur le premier verre d’eau disponible, contrairement à la pizza. Le problème n’est pas le sel, mais la quantité de glucides ! Votre corps n’a pas le choix face à une telle quantité de glucides, il doit les convertir en glycogène et il lui faut de l’eau avec ! (je n’aborderai pas ici la conversion de l’excès de glucides converti en graisse corporelle, tout ceci est expliqué en détails dans la Céto-Academy).

Retenez donc bien ceci :

Consommation de glucides = conversion en glucose = conversion en glycogène + de l’eau.

Un second point important qui différencie le régime cétogène du régime occidental riche en glucides se situe sur le volume de nourriture qui entre dans notre estomac. Le régime occidental est un repas rassasiant riche en glucides, riche en fibres, pauvre en lipide est très (trop) volumineux. Il pousse vers une vidange gastrique précoce (trop rapide) vers l’intestin. Ce syndrome est d’ailleurs connu sous le nom de « Dumping Syndrome » et il se diagnostique facilement avec ses effets sur la glycémie et le transit.

Le régime cétogène, c’est exactement l’inverse. Un volume de nourriture plus petit, des aliments plus denses en nutriments, l’ensemble du repas peut être contenu dans l’estomac sans devoir se déverser dans l’intestin prématurément.

Devenir un bruleur de gras fait de vous un dromadaire

Quand on adopte un régime cétogène, on devient un bruleur de gras. Et devenir un bruleur de gras fait de vous un excellent fabricant d’eau, comme le chameau ou le dromadaire capable avec ses bosses de graisse qu’il porte sur son dos, de produire plusieurs dizaines de litres d’eau métabolique. Comme abordé dans la Céto-Academy concernant la perte de poids, la graisse que vous perdez est convertie principalement sous deux formes[2] : d’un côté pour 84% elle est expirée sous forme de CO2, et de l’autre pour 16% elle est transformée en eau… C’est peut-être peu, mais vous produisez bien de l’eau.

Les personnes utilisant le régime cétogène pour la pratique sportive – en particulier un sport d’endurance – constateront que leurs besoins en eau sont très différents de ceux d’un régime riche en glucides. Quand on devient un bruleur de gras, nos stocks de glycogène sont préservés, ainsi les stocks d’eau qui les accompagnent le sont aussi. Comme nous brulons d’abord des lipides, nous produisons aussi un peu d’eau. C’est donc un double effet de préservation et de production. Partir faire un marathon sera radicalement différent pour vous après être devenu une « fat-burning machine ».  

Le jeune intermittent et l’eau

Comme vous le savez si vous avez terminé le module de la Céto-Academy sur le jeune intermittent, je ne suis pas fan du jeûne au-delà de 36h pour différentes raisons que j’ai détaillées (en dehors d’objectifs thérapeutiques précis, faisant basculer du bon côté la balance avantages / inconvénients du jeûne long). Ainsi, quand je pratique le jeûne intermittent, je fais du jeûne sec (sans eau) plutôt que du jeûne hydrique. La raison a d’abord été une évidence pour moi : c’est bien plus simple et facile à gérer. Quand vous ne buvez pas, vous n’avez aucune variation d’énergie, votre tension est stable, vous n’avez pas de problème d’électrolytes à remplacer puisque vous passez en mode économie au niveau de l’eau. Dans le même temps, comme vous brulez de façon optimale vos stocks de graisse corporelle, vous produisez de l’eau métabolique, vous n’avez même plus soif. Je ne vais pas vous parler de ça aujourd’hui, mais le jeûne sec sur 36h est pour moi un excellent outil, plus efficace que le jeune intermittent à l’eau. Une petite nuance pour les gros buveurs de café (dont je fais partie) qui vont devoir régler leur problème avec la caféine avant de se lancer dans le jeûne sec.

Conclusion

Boire en mangeant fait partie de toutes ces habitudes sociales qu’il nous est difficile à remettre en question puisqu’elles nous semblent totalement normales et incontournables. L’eau à table est à ajouter à la longue liste des idées fausses que nous prenons pour des vérités absolues… Comme les graisses saturées qui bouchent nos artères, retirer le gras de son alimentation pour perdre sa graisse corporelle, le soleil dont il faut à tout prix se protéger, la carie dentaire qui est inévitable, etc.

J’espère que cet article sur l’eau vous aura permis d’y voir plus clair et surtout d’essayer quelque chose de nouveau qui va à l’encontre des idées reçues (mais vous êtes déjà rodé avec l’abandon des glucides). L’eau est notre amie et nous accompagne depuis les débuts de la vie sur Terre. Mais sa consommation moderne à table durant nos repas, n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus physiologique. Dans nos sociétés modernes d’hyperchoix, il faut apprendre à faire les bons choix sur tout. S’abstenir de boire en mangeant est l’un de ces choix à faire, selon nous.

C’est ce que je vous invite à essayer en ne mettant plus de verre sur votre table ! En arrêtant de boire 30 minutes avant un repas, ne consommant pas de liquide durant le repas, puis en attendant au moins une heure après le repas pour vous autoriser à boire. Ce n’est pas une grosse contrainte, et si ça vous apporte autant de bienfaits qu’à Nelly et à moi, ça devrait durablement changer vos habitudes… N’oubliez pas de partager votre avis avec nous en commentaire de cet article. Je suis impatient de lire tous les bienfaits que cela va pouvoir vous apporter …

Références :

[1] https://doi.org/10.1111/j.1753-4887.2010.00311.x

[2] https://doi.org/10.1136/bmj.g7257

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Autres articles

48 réponses sur « L’eau peut-elle bloquer la perte de poids ? Notre expérience en régime cétogène »

Très bonne lecture de bon matin
Ça explique tout … je comprends cette prise de poids de cet été , j’ai pris deux kilos sans rien changer à mon alimentation mais en ayant énormément bu d’eau (alors que je suis un chameau normalement)
Effectivement je buvais énormément au moment du repas ,j’ai d’ailleurs un peu conservé cette sale habitude 😞
Bon ,je sais ce qu’il me reste à faire …

Et surtout tous les étés je prends 2/3 kilos sans comprendre …

Bonjour, merci pour l’info, depuis que j’ai changé ma façon de me nourrir je bois moins, il m’arrive souvent de ne rien boire en mangeant, en fait je ne bois que lorsque j’ai soif. Lire votre article me rassure parce que bien souvent je me fais « gronder » gentiment par les ami(e)s qui pensent bien faire.

Bonjour Ulrich, merci pour cet article encore une fois très intéressant ! Depuis que tu m’avais envoyé une étude sur l’alcool, cela fait un an et demi que je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool ! Finalement ce n’est pas dur d’arrêter. Et depuis je bois environ deux bouteilles par jour au moins de San Pellegrino ou de Perrier, parfois avec du Pulco. Je vais essayer de ne pas boire avant et après les repas, merci pour ces précieux conseils, on apprends tous les jours. Bon we à toi et à Nelly.

Ulrich, je serais très intéressé par ton étude sur l’alcool
J’ai arrêté depuis longtemps la consommation régulière de Whisky
Par contre depuis plus d’un an je me suis mis aux (très) bons vins, pratiquement des 1ers crûs de Côte d’Or, ayant un excellent fournisseur
Plus les jours passent plus ma consommation augmente
Je n’ose pas avouer la quantité
En tous cas non seulement je ne peux plus perdre du poids mais il augmente régulièrement chaque jour
Bien que je connaisse ta réponse la lecture de ton étude m’ouvrira peut-être les yeux

J’ai vu la video sur la consommation d’alcool chez les sportifs mais elle ne m’a pas apporté grand-chose
J’attendais davantage de précisions en ce qui concerne le vin de bonne qualité, rouge comme blanc
Les vins titrent en général 12.à 13.5
J’aimerais savoir quelle quantité de glucides est apportée par 35 cl de vin par exemple

Bonjour @merebune
Honnêtement je ne sais plus laquelle j’ai donné à Martial parmi les centaines que j’ai sur le sujet. ça fait trop longtemps…
Concernant la leçon de la Céto-Academy elle est ici : https://eatfat2befit.com/cours/module-3/lecons/3-2-6-lalcool
A ne pas confondre avec la vidéo sur l’alcool publiée sur LebigUSA pour les crosseux 🙂
https://eatfat2befit.com/keskonmange-episode-9
Ne pas oublié non plus la priorité d’oxydation des substrats énergétique, comme expliqué dans la Céto-Academy. l’alcool est N°1.

Dingue ! Absolument dingue !
Lorsque j’ai commencé l’alimentation cétogène j’ai stoppé les liquides pendant les repas car j’avais peur d’être « trop remplie » justement donc cette habitude je ne l’ai plus mais effectivement je ne me mets pas de verre à table ! Par contre je bois juste avant quand je cuisine 1 ou 2 verres d eau !
Je vais tenter l’expérience dès demain matin sachant que mon plus gros point faible sera …. le café ! Le grand mug de café !
Très intéressant aussi la partie sur le jeûne hydrique ou sec car justement je ne fais que boire pendant un jeûne hydrique de façon « pas naturelle » je me force un peu alors qu’en fait je ne devrais pas !!
Demain je me lance !!!
Merci pour cet article et d’avoir tenté cette expérience sur vous deux pour nous partager vos ressentis.
Vi

Merci @ceto_vi
En effet, avec un peu de volonté quand on comprend ce qu’on fait et surtout qu’on obtient rapidement des résultats, ce ne sont que de petits arbitrages dans nos vies qui nous offrent de grands bienfaits.
Je mangeais 2 baguettes au levain par jour dans le temps, je n’en mange plus, et je suis heureux dans ma vie céogène, car ce que j’ai aujourd’hui est bien mieux que ce que j’avais comme qualité avant. 🙂

Bonjour, voilà une étude in-situ très intéressante … A tester au plus vite !
Je voulais ajouter que je suis une très heureuse propriétaire d’une Berkey 12 litres également, depuis quelques mois (merci le confinement) …Avec chacun sa gourde en inox … c’est top ! Je recommande, eau excellente (et très rassurante, je suis un peu phobique de l’eau du robinet 😉)!

10 jours après le début d l’expérience … je pratique le jeûne intermittent et ne petit-déjeune pas, donc un grand thé pour m’hydrater au lever suivi d’un café allongé 2h plus tard pour le plaisir, de l’eau en fin de matinée en « écoutant » mes besoins, plus d’eau 30 mns avant de déjeuner, pas de verre à table (blocage des mouvements réflexe qui me font tendre le bras 🙃), petit expresso quand même en fin de repas, reprise de l’eau 1h30/2h après et re-belote pour le dîner…
Première sensation évidente: un confort digestif inconnu jusqu’alors, pas de gargouillements ou d’impression de mal digérer. Une satiété beaucoup plus évidente à ressentir lors des repas, je mange moins c’est une évidence, aucune envie de grignoter ou de craquer dans l’après-midi non plus, je dirais même beaucoup moins d’appétence pour le goût sucré (mais là c’est peut-être ma tête qui s’auto-suggère ? 😄) et enfin … je dégonfle !!! Visiblement et sûrement, jour après jour !
On peut dire que l’expérience est une vraie réussite en ce qui me concerne, au point d’en faire une habitude de vie ? Oh oui ! Merci Ulrich.

Bonjour. Encore un article très intéressant !! Effectivement je me rend compte que je bois facilement à table, notamment dans les repas de famille (l’été y est propice) et je prend systématiquement du poids sans faire d’écart alimentaire. Je vais donc essayer !! Et je vous donnerai des nouvelles de mon expérience 😁

Merci pour cet article très intéressant comme toujours, et bravo pour les photos, très belles 😉
Je comprends que mon grand grand thé du matin (qui suit mes 3 verres d’eau…), pourtant pris 1h30 AVANT le petit-déjeuner, pourrait être à l’origine de ma faim persistante après et/ou le retour de la faim précocement dès 11h… Ce sera néanmoins difficile de stopper, ou diminuer, car mon thé du matin à écrire me donne la pause nécessaire pour entamer la journée…
Le café aussi ! celui du petit déjeuner, juste après, un grand mug, avec un peu de MCT, pour le goût et la mousse, va me manquer…
Sinon, je ne buvais déjà plus pendant les repas, tu l’avais déjà mentionné dans des articles et/ou vidéos concernant l’acide gastrique et la digestion. Mais ces habitudes persistantes sont sans doute trop en quantité de liquide et trop proches du repas malgré tout.
Je vais donc planifier des changements.
Une question : les compléments alimentaires du matin et le verre de kéfir lait cru/collagène seraient-ils à prendre au lever après le verre d’eau (donc 1h30 AVANT le repas) ou plutôt juste avant le repas ? pour une meilleure absorption des compléments et nutriments, sans gêner la digestion des oeufs ou perturber la satiété…
Merci

bonjour @valeriemouline
Je considère le Kéfir de lait comme un aliment et non une boisson au même titre que l’eau. je vais m’en expliquer. Le kéfir est liquide et on en bois pas 1L non plus. Mais ce liquide est particulier, car au contact de ton acidité gastrique il se solidifie comme du fromage. Remémore toi un petit bébé quand il vomit, c’est du solide, car le lait à caillé dans l’estomac. 🙂 c’est donc une sorte de fromage qui entre dans l’intestin.
Concernant le grand verre d’eau et le kéfir de lait cru, moi je les éloignerai l’un de l’autre, comme un aliment est éloigné de l’eau. Les compléments peuvent être pris durant le repas, sauf ceux qui sont à prendre à jeun. il suffit juste d’une gorgée d’eau pour les avaler, pas besoin d’un verre complet. 🙂
Je suis impatient de lire ton retour d’expérience. 🙂

bonjour @catherinepajot
En effet, nous faisons beaucoup de choses par habitude, tradition et croyance. Et quand on se pose 5 min pour réfléchir, on constate que rien ne le justifie.
L’important est d’essayer et de voir si oui ou non, on sent un mieux être 🙂
Concernant le café en fin de repas, si c’est un expresso, ça ne changera pas grand chose. Mais si c’est un gros mug de café, alors oui il est préférable de le consommer plus tard….
Je suis impatient de lire votre retour d’expérience 🙂

Bonjour @ericduhamel
Non, je ne dirai pas adieu ni à la soupe en hiver, ni au jus de légumes par exemple. Mais il faut juste ne pas les accompagner d’eau. Boire 500 ml de soupe va remplir l’estomac, il ne faudra juste plus compléter avec 1L d’eau en plus de la soupe 🙂
Ensuite pour l’eau plate ou l’eau gazeuse, je trouve que ce choix est encore plus facile en dehors des repas.

difficile de répondre @ericduhamel
Si tu manges sans sel, ça peut être une solution pour renforcer les apports. ça dépend aussi de la minéralisation naturelle de l’eau gazeuse consommée et la quantité par jour.
Tout dépend du but recherché. Si tu consommes des produits naturellement riche en sodium (si mes souvenirs sont bons, c’est d’ailleurs ton métier d’en vendre de ces excellents produits espagnols), tes besoins devraient être couverts. Mais si tu te sens confortable ainsi, pourquoi pas…

Bonsoir Ulrich,
Merci pour votre expérience à tous les deux et ton analyse comme d’habitude très interessante. Je bois peu en général et donc, je m’efforçais de boire avant les repas et juste après…. bref, ce n’étais pas une bonne idée.
J’ai donc commencé, il y a environ une semaine à ne plus boire avant, pendant et jusqu’à 2h après. Ce que j’ai remarqué, hormis la satiété, c’est une plus grande stabilité de mon énergie. Je veux dire que j’ai l’impression de ne plus ressentir de fatigue après le repas. Sur ce plan, le régime cétogène m’avait beaucoup apporté, avant (il y a bientôt 3 ans) j’étais KO pendant au moins 1h après les repas. Avec le régime cétogène, c’est juste, parfois, une petite baisse. Et en ne buvant plus au repas, j’ai l’impression que c’est stable….
Je vais continuer pour voir si cela se confirme 🙂

Bonjour Ulrich.
L’eau du robinet n’est pas connue pour être riche en minéraux. Même si ton appareil en préserve les minéraux, tu n as pas peur d avoir un apport plus faible en minéraux par rapport aux eaux en bouteille moyennement ou fortement minéralisées type contrex, hépar ou saint yorre ( je pense notamment aux hydrogenocarbonates réputés bon pour la récupération du sportif)?

Bonjour @cargojuge
De notre coté, la fontaine traite toute notre eau. L’eau qui sert d’eau de cuisson, l’eau pour le thé et le café, l’eau qui sert à faire le Kombucha etc.
Nous couvrons 100% de nos apports en minéraux avec notre nourriture et non avec notre eau de boisson. Bien entendu, si je vais faire un semi-marathon une bouteille de St Yorre sera la bienvenue. Mais dans notre quotidien, nous ne comptons pas sur les minéraux de l’eau de boisson. Sans entrer dans des considérations physiques ou la biodisponibilité des minéraux de l’eau est toujours sujet à converse, il suffit de revenir au bon sens de ce que la nature à prévu pour nous : L’homme moderne est capable de puiser de l’eau minéralisée grâce à des forages. Il y a plus de 10 000 ans, l’humain ne buvait que de l’eau de surface… On peut donc s’interroger sur l’importance des minéraux contenus dans notre eau de boisson. Certains avance que les minéraux de l’eau de boisson sont autant biodisponibles que dans la nourriture, d’autre comme le Professeur Marc Henry prônent une eau la moins minéralisée possible comme la Mont Roucous… Enfin se passer des bouteilles est un confort non négligeable.

Merci de ta réponse. Tes doutes sur la biodisponibilité des minéraux de l’eau concernent ils aussi le sodium? De ce fait ajouter du sel pour couvrir ses besoins dans son eau de boisson ( exemple sa gourde d’eau pour la journée si elle est faible en sodium à la base) est il une bonne idée ou faut il mieux se contenter de consommer son sel au repas?
D’autre part je remarque que les eaux naturellement riche en sodium le sont aussi en potassium. Y a t il un risque pour les reins à changer l’équilibre sodium potassium en ajoutant du sel à l’eau.
Désolé pour ces considérations peut-être idiotes mais c’est une pratique que j’ai retrouvé chez d’autres ceto.

Tout dépend de la forme de ce sodium @cargojuge (chlorure ou bicarbonate).
ça dépend aussi de la perte. Entre une personne qui va faire un marathon en été et une personne sédentaire qui ne transpire pas, les besoins ne sont clairement pas les mêmes… L’idée d’ajouter du sel de table (chlorure) dans un verre d’eau, peut être intéressante en cas d’urgence, en particulier en céto-adaptation quand les gens n’ont pas encore bien compris le rôle important du sodium et des grandes pertes durant cette céto-adaptation. Ensuite, il me semble qu’il soit préférable de réserver cette astuce en cas d’étourdissement par exemple, signe d’un manque de sel.
Concernant le potassium, il est notre ami. j’ai écrit un article complet sur ce sujet.
https://eatfat2befit.com/le-potassium-en-cetose-nutritionnelle
Limiter ses apports en potassium n’a pas vraiment de sens, l’important étant la recherche d’un équilibre entre potassium et sodium. Deux écoles s’affrontent sur ce sujet. je suis partisan de l’école qui place nos besoins en potassium, sur ce que nous pouvons trouver naturellement, c’est à dire une alimentation riche en potassium.
De façon générale, le but n’est pas d’arroser sa nourriture de sodium ou de potassium. Ces éléments sont déjà présents dans une alimentation équilibrée et brute. Maintenant, en cas d’apports insuffisants, il faut ajouter en effet. Les sensations sont aussi là pour nous guider.

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